Le Maire de la ville fait Dignitaire Honoris Causa
Au cours de la cérémonie d’ouverture solennelle du Salido au Palais de la culture Sawa ce 27 novembre, le maire de Douala, Dr Roger MbassaNdinè, a été distingué pour sa « contribution déterminante » à la promotion de la littérature camerounaise par l’Apec
« Vue les règlements des distinctions honorifiques, vue le procès-verbal du comité Adhoc chargé de distinctions honorifiques….. décerne à monsieur le maire de la ville de Douala le titre de Dignitaire Honoris causa pour sa contribution déterminante à la promotion de la littérature camerounaise …. . » Cette formule consacrée est dite par le président de L’Apec (Association des poètes du Cameroun, l’écrivain Pabe Mongo, par ailleurs parrain du Salon du livre de Douala(Salido).
Bien qu’inattendue, cette distinction est justifiée par la politique du maire de la ville qui accorde une importance particulière à la culture notamment à la littérature. Sans cesse, il invite le public à réapprendre à lire le livre, il invite les enfants à voyager à travers le livre : « Le livre, soutien Mbassa Ndinè, permet de voyager, de découvrir d’autres horizons d’autres mondes. Notre rêve ce n’est pas de voir nos enfants restés les yeux rivés sur le écrans de télé et de téléphone».
« C’est dans le livre…. que se trouve encore aujourd’hui, le secret de l’enracinement profond de nos valeurs et le maire l’a compris » dit le président de l’Apec qui souligne que sa politique culturelle le place à l’avant-garde du mouvement de structuration artistique et culturel dans lequel l’Apec est engagé depuis bientôt 5 ans».
Pabe Mongo, le parrain, le dinosaure
Le nombre important d’exposants au troisième Salido est pour le Dr Roger Mbassa Ndinè un réel motif de satisfaction car lancer un salon du livre dans une ville où l’on fait essentiellement du commerce, où tout se compte en termes de millions et de milliers de FCfa, ce n’était pas aisé. « Nous nous sommes lancé ce défi et cette distinction aujourd’hui est un premier pas d’une reconnaissance du travail que nous faisons. Il a saisi l’occasion de cette cérémonie pour rendre un vibrant hommage à La journaliste Suzanne Kala Lobè qui a quitté la scène mais dont sa participation à la mise sur pied du Salido est inestimable et inoubliable.
Monsieur Pabe, le dinosaure comme le surnomme la presse camerounaise a également saisi l’opportunité du Salido pour remettre à Marlyse Douala Bell le Prix spéciale de théâtre 2025 de L’Apec lauréate absente au moment de la remise des prix à Yaoundé.
Au-delà des allocutions, le programme de la première journée du salon du livre de Douala a été assez fourni. Le public a pris part à la leçon inaugurale portant sur la littérature magrébine en Afrique noir, le cas de la Tunisie, il a assisté à la coupure du ruban qui marquait la visite officielle des stands. La journée d’ouverture du Salido a également été meublée par une conférence débat sur la problématique de l’édition qui met généralement les auteurs africains face à un dilemme : éditer à l’extérieur ou publier dans le continent. Le public a pris part à la lecture et aux échanges autour de l’œuvre de Ferdinand Oyono et des rencontre dédicace de l’ouvrage de Eugène Njo-Lea (1931-2006), un sportif, un militant, un diplomate, trajectoire d’un homme en avance sur son temps.
Douala est en train de devenir un pôle culturelle et de littérature par excellence », se réjouit Henri Edjenguelè Kinguè, le directeur de la culture à la Cud et chef d’orchestre de l’organisation du Salido lequel se positionne comme un rendez-vous international désormais. « Vous avez vu la Tunisie cette année, Il est fort probable qu’en 2027 la Cote d’Ivoire et la Guinée Conakry soient des nôtres. On s’achemine vers Le Salon international du livre de Douala










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