Le maire à la rencontre des gardiens du terroir.
Dans la suite du dialogue social avec les communautés, entamé en 2022 par le maire de Douala, Dr Roger Mbassa Ndinè a rencontré à nouveau ce 9 février les populations du canton Bele-Bele représenté par Sa Majesté Mbappè Bwanga Mylord.
Objectif : recueillir les besoins des administrés de ce territoire et évaluer le niveau d’exécution des recommandations prises lors de la première rencontre. En 2022, le maire avait rencontré en effet, les ressortissants des différentes aires géographiques du Cameroun, Ouest-Nord-Ouest, Centre-Sud-Est, Grand-Nord et les cantons de Douala. Auprès de leurs représentants, il avait recueilli leurs problèmes spécifiques et promis d’y apporter des solutions.
A Bonassama ce 9 février, Roger Mbassa Ndinè a réexpliqué que sa démarche procède d’une vision de gestion participative de la ville : « nous devons tenir compte de toutes les composantes sociologiques, le dialogue entamé ce jour doit se poursuivre avec d’autres communautés ». S’agissant des cantons sawa dont fait partie le canton Bele-Bele, le maire de la ville préfère le vocable « gardiens du terroir ». La ville, dit-il, est constituée des villages et des cantons qui étaient implantées sur ce territoire bien avant que la ville n’existe.
A la suite des différentes allocutions, les principaux sujets de cette rencontre ont été abordés et en premier les recommandations notamment l’aménagement de la voirie dans le canton Bele-Bele : « J’avais pris l’engagement que la route qui va au Palétuviers sera faite en pavé avec l’éclairage solaire. Ça a été fait, se réjouit le maire. Il rappelle au passage que ça faisait 30 ans qu’on en parle. Nous sommes venus, nous l’avons fait.
Eau, lumière, routes.
En ce qui concerne les rue des villages Sodiko Bonendalè et Bodjongo, elles vont être aménagées. « C’est un engagement que je prends, on pourra noter ». Un engagement qui n’enchante pas outre mesure une autre Majesté pour qui la forte dégradation de ce tronçon constitue l’une des causes du mauvais score du parti au pouvoir aux élections dans le coin. Il déplore l’absence de délais et implore le maire d’essayer quelque chose avant les échéances électorales prochaines et ce dans l’espoir de retourner les électeurs.
Le chef de Bele-Bele a indexé parmi les problèmes cruciaux du quotidien l’éclairage : « C’est comme la sorcellerie. Quand le pont s’éteint, c’est toujours du côté qui va à Bonaberi. Ce lieu est tellement dangereux quand il fait noir. Je ne peux pas vous dire, combien de fois j’ai déjà failli me cracher à cet endroit-là ».
A Bonabéri, les populations ont également mal à l’eau, le problème a été posé au maire.
Tout est pratiquement prioritaire et les gens demandent tout en même temps, constate lemaire. « Il faut privilégier les routes, parce les gens doivent vaquer à leurs occupations, se déplacer… Il y a deux routes en chantier, on va accélérer. Nous attendons l’autorisation du gré à gré du Ministère des marchés public pour la route de moore paragon qui va à Bonamatoumbe», assure monsieur l’édile de la ville.
Il soutient que la mairie de ville doit se constituer en porte-parole des habitants du quartier pour que les problèmes d’eau et d’électricité soient abordés. « Il n’est pas normal qu’on reste trois jours sans eau ni électricité. Nous allons faire le plaidoyer auprès des entreprises et des ministres concernés pour que ce problème soit pris à bras le corps et qu’il y ait un plan spécial pour mettre Bonabéri à niveau ».










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