La capitale économique franchit une étape décisive dans sa transformation structurelle. Ce 9 avril 2026, l’inspection du chantier de la voie sur berges a confirmé une accélération majeure des travaux. Cette nouvelle infrastructure, pilier de la mobilité métropolitaine, promet de redéfinir les flux de transport entre les grands pôles de la cité.
Un projet structurant pour désengorger la métropole
Le visage de Douala est en pleine mutation. La voie sur les berges du Wouri, projet phare de la Communauté urbaine, sort désormais de terre de manière concrète. Lors de sa descente sur le terrain, le Maire de la ville, le Dr Roger Mbassa Ndinè, a souligné que le chantier est entré dans une phase de réalisation active « Vous avez vu que le projet dont nous avons parlé est en train de prendre corps. Ce n’est pas un slogan de campagne, c’est une réalité ».
Ce premier tronçon de 1,5 km, qui sera livré d’ici deux mois, n’est que le début d’une transformation profonde. En reliant plus efficacement Douala 1er, 3e et 5e, l’ouvrage s’attaque directement au problème des embouteillages chroniques. Pour l’exécutif municipal, l’objectif est clair : améliorer le quotidien des millions de citadins « dans deux ans les habitants de Douala auront une nouvelle route qui permettra de raccourcir le chemin de 30 minutes voir un peu plus ».
Un modèle de financement interne garantissant les délais
La particularité de cette artère réside dans son modèle économique, symbole d’une ville qui prend en main son propre développement. Le Dr Roger Mbassa Ndinè a tenu à préciser que l’infrastructure est portée par une stratégie budgétaire autonome « Ce projet vous le savez est financé entièrement sur les fonds propres de la CUD, nous avons monté une ingénierie financière qui permet de soutenir et de supporter les paiements ».
Cette solidité financière garantit le respect du calendrier, avec une livraison totale prévue pour 2027. Pour la ville de Douala, cette maîtrise des flux de trésorerie assure que le projet ne subira pas les arrêts de chantier souvent liés aux financements extérieurs. Le Maire se félicite ainsi de voir la cité progresser vers ses objectifs de compétitivité et d’attractivité économique « nous sommes heureux de voir que nous avançons ».
Discipline et planification : Les piliers de la ville moderne
L’émergence de cette Douala moderne impose toutefois une discipline stricte en matière d’urbanisme. Le Maire a rappelé avec fermeté que le développement de la ville ne peut se faire au détriment de la loi. Il a mis en garde ceux qui occupent illégalement le domaine public, rappelant que la mémoire administrative est infaillible «l’État avec le cadastre a la mémoire, nous avons tous les papiers ».
La libération des emprises est une condition sine qua non à la réussite de ce projet qui viendra bouleverser l’architecture urbaine. Le message du Dr Roger Mbassa Ndinè est sans ambiguïté pour les contrevenants « l’État vient toujours revendiqué ce qui lui appartient… ceux qui ont construit sur la route doivent reconnaître qu’ils n’ont pas respecté la loi doivent partir et sans indemnisations ». En sécurisant ainsi le tracé, la municipalité s’assure que la voie sur berges deviendra le symbole d’une ville ordonnée et résolument tournée vers le futur.










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