
Fin des dépotoirs sauvages, armée de femmes en première ligne, autorités sur le pont… La capitale économique camerounaise vit une mue sanitaire sans précédent. Retour sur une synergie État-Mairie qui porte ses fruits, validée ce 10 février 2026 par une descente sur le terrain du Gouverneur du Littoral.
Une impulsion gouvernementale, une exécution municipale sans faille
La renaissance de Douala ne doit rien au hasard. Elle est le fruit d’un engrenage institutionnel parfaitement huilé. D’un côté, le Gouverneur Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, garant de la vision nationale. De l’autre, le Maire Roger Mbassa Ndinè, artisan rigoureux de sa traduction sur le terrain.
Ce mardi, entouré de son état-major administratif, le Gouverneur a arpenté la ville. Son verdict, appuyé par le terrain, est sans équivoque : la machine fonctionne.
Des artères respirées, une fierté retrouvée
Fini les bacs à ordures qui suffoquent les trottoirs. Fini les amas nauséabonds au cœur des quartiers. « Là où il y avait de grandes poubelles, celles-ci sont en train de disparaître progressivement », a constaté le Gouverneur, saluant une gestion urbaine désormais alignée sur les standards de la capitale politique.
« La propreté n’est pas loin de la sainteté », a-t-il ajouté, reliant dans une même formule l’esthétique retrouvée et l’impératif sanitaire.
« Douala Clean City » : le bataillon des amazones en ordre de marche
Levier central de cette métamorphose : le programme Douala Clean City. Impulsé par le Maire, adoubé par le Gouverneur, il a déployé sur le front urbain des unités d’un genre nouveau. Les « amazones de la propreté » — femmes issues des quartiers, formées, équipées, responsabilisées — ont investi les marchés, les ménages, les zones longtemps délaissées.
Le résultat est frappant : une couverture totale, une pédagogie de l’éco-citoyenneté, et surtout, une appropriation populaire du combat pour la salubrité.
Pérenniser l’exploit, faire école
Reste un défi, et non des moindres : faire durer. L’alliance Ivaha Diboua – Mbassa Ndinè a prouvé que Douala pouvait être propre. L’enjeu, désormais, est de le rester. Et de faire de cette victoire locale un modèle exportable, une référence pour le Cameroun urbain de demain.










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