Ebénézer Ntock est-il devenu aussi Secrétaire général de l’UPC ?
Préoccupé par les divisions au sein de l’UPC, il exhorte depuis des mois les directions rivales à engager les pourparlers. A défaut d’un consensus, l’érection de La CÉRA-UPC en une instance dirigeante reste une éventualité.
Ebénézer Ntock sera cette fois ci encore candidat de l’UPC aux élections législatives. Le parti l’investira parce que militant engagé et fidèle. Il est à sa disposition. Il l’a été déjà aux sénatoriales de 2018, aux législative en 2020 et aux sénatoriales de 2023. Candidat également à la primaire de l’UPC en 2025, il aurait été victime de la triche desorganisateurs de cette primaire interne.
Né dans un environnement familiale upéciste à Edéa, nourri au lait de l’upécisme dès le berceau, ce militant politique, par ailleurs avocat inscrit au barreau du Cameroun n’a jamais quitté l’UPC. De manière régulière, il a été militant à Edéa 2, à Douala 2 et comme militant itinérant, il mène (partout oùcela est possible) d’intenses actions de conquête et de requête des adhésions et de promotion des valeurs de l’UPC.
Figure bien connue donc des milieux upécistes pour son engagement constant et total, Me Ntock est aujourd’hui un militant presque déçu. Lorsqu’il évoque les valeurs de l’UPC, l’enthousiasme n’est plus de mise. Il estime qu’elles ont déserté le parti historique. Dévastée par les divisions internes, malmenée par les dirigeants aux préoccupations purement mercantiles et alimentaires, l’Upc a perdu de sa superbe. « Une situation qui fend le cœur », écrit l’homme politique dans une de ces nombreuses publications consacrées au déclinde l’Upc.
Bien que déçu, Ntock ne rend pas les armes. Il travaille toujours sans relâche pour que les militants renouent avec des pratiques politiques vertueuses. Il exhorte inlassablement les upécistes à se ressaisir, à mettre de côté leur égo surdimensionné pour reconstruire le parti. Certains camarades apprécient, d’autres le fustigent, une hostilité qui ne semble pas entamer sa détermination. En plus de son engagement, il est aussi connu pour sa méthode non violente. Il a souvent essuyé les tirs groupés de ses détracteurs, mais il met toujours un point d’honneur à leur parler avec respect. Une attitude qui ne traduit pas la faiblesse, loin s’en faut. S’il se montre bienveillant avec ses camarades, il sait néanmoins faire preuve d’une fermeté redoutable lorsqu’il aborde certaines problématiques.
La tortue et le bélier
Au regard du piteux état actuel de l’UPC, Me Ntock Ebénézer soutient sans ambages que la reconstruction passe par l’assainissement, « L’assainissement de l’UPC est une priorité absolue. Ceux qui dirigent ont un devoir de transparence. Aucun compromis ne sera fait au détriment de la vérité. ». Selon l’avocat, Il est impératif de dénoncer ceux qui portent atteinte à l’honneur du parti. La tâche, reconnait-il, est ardue. Elle l’est d’autant plus que ces derniers sont hélas les plus nombreux et agités : prompts à l’invective, prêts à calomnier, à mentir pour salir la réputation de l’autre, à commettre des récits fantasmagoriques ou des laïus pour se faire bonne conscience. Ils manient l’insulte avec aisance or ils portent sur leur conscience des fautes lourdes.
Parmi les pourfendeurs internes de l’UPC, Maitre en veut particulièrement à ceux qu’il met dans la rubrique des «tricheurs et faussaires connus ». Dans une réflexion commise à la rentrée politique de septembre dernier, il énumère quelques-uns de leurs péchés mortels : usurpation des titres, faux et usage de faux, faux diplômes, faux actes de naissance, faux comptes rendus, absence de comptabilité, défaut de documents comptables, filouterie, fraudes, tricherie, mensonge, dissimulation, calomnie, diffamation, détournements des biens, fonds et avoirs du parti, financement public, sources de la discorde, etc.
La bataille pour l’assainissement lui vaut d’être marginalisé et d’être la cible principale de toutes les directions prétendues rivales. Elle lui vaut d’être isolé mais c’est un loup solitaire, parfois plus important que les clans rivaux. Les élections à venir dira qui de lui ou de ces « prétendues directions a raison». Il serait judicieux pour les détracteurs de camarade Ntock de découvrir sa nature ambivalente. Ainsi, comme une tortue (prudente), il sait faire bélier (fougeux), il peut facilement basculer de la défensive à l’attaque frontale. Il sait bagarrer mais refuse la bagarre. C’est un baroudeur !
« L’équilibre nécessaire »
En créant en 2023 la Cellule d’étude de réflexion et d’action de l’UPC (La CÉRA-UPC) avec le soutien de certains camarades et sympathisants déçus des querelles de l’Upc, l’objectif visé, affirme Ntock, était de créer, entre autres, des dynamiques et des mécaniques de solutions…. dans le but de réconcilier les directions rivales ( si possible), de « mettre en place des pôles de convergences entre les organes de base du parti et les organes annexes….. ».
Cette initiative visant la réconciliation des directions rivales de l’UPC, sous la médiation de La CÉRA-UPC fait son chemin. Malgré le risque de voir cette cellule érigée en une énième direction de l’UPC, elle suscite néanmoins une prise de conscience chez des camarades. Les réactions enregistrées sont pour certaines constructives pour d’autres malencontreuses. La vérité est que la réconciliation est sur toutes les lèvres depuis un moment mais Ntock, manifestement, est le seul à la mettre en musique.
En attendant qu’elle soit effective, en attendant la tenue d’un congrès unique et inclusif et la formation ‘une direction consensuelle, camarade Ntock, militant fidèle, poursuit sa contribution aux élections et à l’organisation du parti. Car assure-t-il, « il faut aller aux élections pour organiser l’UPC et organiser l’UPC pour les élections. L’UPC est « l’équilibre nécessaire » pour le Cameroun et ceci est notre leitmotiv.» Par son anticipation, son action et la force de ses propositions, toujours écrites, les prétendus dirigeants actuels n’ont que la malhonnêteté, la calomnie, le clientélisme du tribalisme de département pour freiner ses actions bienveillantes dont le parti a besoin pour être redressé.
Au lendemain des échéances électorales de 2026, peut-on espérer qu’Ebénézer s’affranchisse de sa logique de « UPC ou rien » dans laquelle il s’est muré ? Depuis des lustres, il ne s’est exprimé publiquement sur aucun sujet autre que l’Upc. Une curiosité pour un homme politique de son envergure pourtant, il est docteur en Droit public de l’Université de Montpellier 1, diplômé de Essec, et ayant des connaissances dans plusieurs domaines de la vie économique et sociale…pourtant intellectuellement bien Capé.
Quoiqu’il en soit, son mutisme obstiné sur les autres enjeux nationaux interroge.
Bengono Love-Line









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