
Dans le cadre de sa politique de dialogue social, le Maire de la ville de Douala a fait escale dans le canton Deido le 07 mars dernier. Accompagné d’une délégation de haut niveau, le Dr Roger Mbassa Ndine a réaffirmé sa méthode : une gestion de proximité où le bilan des réalisations passées sert de socle à une ambition politique de modernisation partagée.
Un leadership de proximité plébiscité par les autorités traditionnelles
Accueilli par Sa Majesté Essaka Ekwalla James Frédéric, le maire a vu son bilan salué par la chefferie, un relais d’opinion crucial à l’approche des prochaines échéances. Le chef du canton a exprimé sa reconnaissance pour les infrastructures routières livrées — du rond-point Deido aux feux rouges de Bessengue — et la rénovation de la façade du cimetière. « Notre fils ne nous a pas oubliés », a martelé le monarque, avant de lancer un appel explicite à la communauté pour soutenir massivement l’action de l’édile.
Pour le Dr Mbassa Ndine, cette immersion est une réponse stratégique à l’isolement administratif : « De Bonanjo, je ne peux pas tout savoir », a-t-il affirmé. En choisissant le dialogue direct plutôt que les rapports de bureau, le maire renforce sa légitimité de terrain et scelle un contrat de confiance avec les populations. Cette proximité lui permet non seulement de valider ses promesses de 2022, mais aussi de s’assurer une base électorale solide et reconnaissante des transformations visibles.
Les voies sur berges : un levier de modernisation et d’extension territoriale
Le cœur technique de cette rencontre a été la présentation du projet de la voie sur les berges du Wouri, une infrastructure que le maire souhaite ériger en symbole de la « nouvelle Douala ». Plus qu’une route, ce projet prévoit de connecter ce grand axe littoral aux voiries structurales existantes, désengorgeant ainsi définitivement le canton. L’enjeu est aussi spatial : la création de cette voie permettra de dégager un espace majeur pour l’extension de Deido vers le fleuve, offrant de nouvelles opportunités de développement foncier et économique.
Ce projet s’inscrit dans une vision globale intégrant le futur « rail-bus » et le transport fluvial pour révolutionner la mobilité urbaine. Sur le plan social, le maire a réaffirmé son engagement pour l’emploi des jeunes via les programmes ABOu, tout en faisant preuve d’une fermeté pédagogique sur la gestion des deniers publics, notamment concernant la subvention de 10 millions de FCFA au club Léopard. En invitant la chefferie à accompagner les démolitions nécessaires à cette modernisation — « pour faire moderne, il faut parfois casser » — Roger Mbassa Ndine impose l’image d’un bâtisseur audacieux, capable de conjuguer respect des traditions et impératifs de développement urbain










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