Dans un communiqué officiel publié le 19 février 2026, la Communauté Urbaine de Douala (CUD) durcit le ton contre le tri informel des déchets dans l’espace public. Alors que l’institution mise sur une professionnalisation de la filière, sur le terrain, certains acteurs comme Louison, chiffonnier à Fohato , semblent encore loin des nouvelles directives municipales.
Une priorité : La propreté et la santé publique
Le Maire de la Ville, le Dr Roger Mbassa Ndinè, a réaffirmé que la propreté et l’hygiène sont au cœur des priorités de la Communauté Urbaine de Douala. Face au constat regrettable du développement de poches d’insalubrité notoires causées par la fouille et le tri informel des poubelles dans l’espace public, l’exécutif municipal a décidé d’agir.
Désormais, il est strictement interdit de procéder au tri et au stockage des déchets récupérés dans l’espace public sur l’ensemble du territoire de la ville. Cette mesure vise à protéger le cadre de vie et la santé des populations, souvent menacés par ces activités menées en dehors de tout cadre réglementaire.
La réalité du terrain : Le témoignage de Louison à Fohato
Pourtant, la transition vers une gestion structurée se heurte à une réalité sociale tenace. À Fohato , au détour d’un dépôt d’ordures sauvage, nous avons rencontré Louison, un chiffonnier qui avoue ignorer totalement l’existence de cette note municipale.
Pour lui, ce travail est une question de survie et d’utilité locale. « Je trie les déchets ici. Les cartons et papiers, je les vends aux fabricants d’alvéoles d’œuf qui viennent récupérer sur place lorsque j’en ai en grande quantité », explique-t-il. 
Vers une structuration légale et sécurisée
Le Maire de la Ville ne souhaite pas exclure ces acteurs, mais les intégrer dans un circuit formel. Le communiqué précise que la CUD accompagne déjà des récupérateurs regroupés en associations depuis plusieurs années.
Le Dr Roger Mbassa Ndinè invite donc les récupérateurs informels, les associations et les entreprises à se rapprocher de la Direction de l’Environnement, de la Santé et du Cadre de Vie .
Sanctions et sites autorisés
En attendant la mise en service de la station de traitement de Ngombé, la décharge municipale de Nyalla PK10 demeure le seul site approprié et officiellement désigné pour ces activités.
tout contrevenant s’expose désormais aux sanctions prévues par l’Arrêté de 2021 portant répression des contraventions entraînant la détérioration du décor urbain. Le défi de la « ville propre » est lancé, et il passera nécessairement par une collaboration entre les autorités et les travailleurs de l’ombre de la récupération.










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