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INTÉGRITÉ DU PARTI ET SES MEMBRES ENGAGÉS….

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L’intégrité du parti et de ses membres engagés à l’épreuve de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025.

La présidentielle du 12 octobre 2025 a mis en évidence l’extrême gravité de la crise qui secoue l’Union des Populations du Cameroun(UPC).

.N’ayant pas présenté de candidat propre et fragmentée en plusieurs directions rivales, l’Upc a été réduite au rôle de «parti d’accompagnement »par ses dirigeants qualifiés d’illégaux et d’illégitimes.

.Lors de ce scrutin, certains d’entre eux   ont soutenu des candidats sans aucune affinité idéologique avec le parti historique, d’autres ont fait campagne en faveur du candidat du RDPC.

face à ce bordel, Ebénèzer Ntock, animateur principal de la CÉRA-UPC (Cellule d’étude, de réflexion et d’action de l’UPC) va prôner, contre vents et marrées, l’abstention pour éviter le pire. Au regard de l’état de ce parti à la veille des municipales et législatives 2026, le temps semble lui avoir donné raison.

.Sa position résumée dans sa célèbre formule « Upc ou rien » avait déjà fait l’objet d’une communication à la rentrée politique de l’UPC en septembre 2025 à Douala. Extrait.

La rédaction

                                                                                                                          

Par Ebénézer Ntock, CÉRA-UPC

C’est avec patience et réflexion sur l’éclipse de l’intégrité au sein du parti, et donc après avoir tout analysé que s’impose la ferme conclusion de UPC ou rien. Cette exigence est l’expression d’une conviction qui ne sera pas altérée. Elle est donc ancienne, actuelle et elle demeure stable dans le contexte trouble de cette élection. Cette option vise à mettre fin à la bordélisation du parti et à lui donner un nouveau souffle. Ce n’est pas une simple base de discussion binaire ou duale, c’est un état d’esprit comme un acte de foi militant. Ça ne devait pas se disputer en temps normaux. UPC n’est pas un parti politique comme les autres. C’est une démarche et une méthode, et une formulation de principe.

L’élection présidentielle du 12 octobre 2025 est une élection illusoire. Il est évident que tous les partis politiques y sont les adversaires de l’UPC. Le processus de changement par le renversement du pouvoir en place par les urnes démocratiques, même en empruntant les thèmes propres aux revendications et aux propositions du parti ne doit pas faire oublier la place centrale, le rôle d’équilibre ni surtout le rang de premier ordre de UPC depuis 1948, de sorte que son absence ou son exclusion, mais par elle-même surtout à cette élection, ne conduit qu’à ajourner la transition ou l’alternance au plus haut sommet de l’Etat. Il va sans dire qu’on assistera bientôt à la juxtaposition ou à un enchevêtrement de cette élection par une autre, et même par d’autres, ou à des impasses regrettables de l’ordre juridique de l’Etat. Le parti n’y a rien à gagner ni à rien y perdre, l’ayant perdue le 05 août 2025 devant le Conseil constitutionnel, aucune partie au procès n’ayant pas voulu passer l’obstacle de la pluralité des investitures ni cherché à sauver les meubles et leurs candidats sans le titre, sur le fond et sur la forme, des tricheurs. Les directions trouées. Telle direction limitée à sa présidente. Telle autre réduite à son secrétaire générale, sans président et autres membres du bureau. Telle autre avec deux présidents et sans les autres membres du bureau. Aucune n’ayant à sa disposition un secrétaire administratif. Les directions qui ne sont pas issues de congrès réguliers, des directions sans congrès. Etc.  

Ce qui se passe au sein du parti avec ses prétendus dirigeants n’est pas une simple question politique pour le parti, ses échecs à s’organiser et ses échecs répétés aux élections. C’est une question historique à l’heure actuelle parce que c’est le combat des pères fondateurs et de leurs héritiers directs qui est remis en cause par les dirigeants actuels. Ce qui assène le parti en 2025, c’est d’avoir échoué où il n’y avait pas lieu à l’échec, au risque de sortir le parti de la transition politique. Il est donc inutile de coller les affiches d’un autre parti politique. Cette proposition ne manque pas d’intérêt à l’avenir, aux plans organisationnels et électoraux, congrès pour une seule direction, par une seule direction, ou sans congrès du tout pour l’ensemble du parti.

Ce n’est pas une consigne de vote ni de non-vote. Ce n’est pas un mot d’ordre ni un rappel à l’ordre ni même une recommandation à usage externe. Il est interdit d’interdire. La liberté de chacun de faire ce qu’il veut de son vote doit être respectée, mais le Cameroun politique n’est pas dans les circonstances normales. Le Cameroun est au bord de la tempête, que ça saute aux yeux, mais les dirigeants actuels du parti font de UPC comme un parti politique de soutien ou d’accompagnement d’autres partis politiques, parmi lesquels des partis politiques de rangs très inférieurs qui n’avaient pas lieu d’être créés, au demeurant, ne pourront même pas changer le sens du scrutin, le parti ayant perdu de sa superbe et parce que les dirigeants actuels s’y affrontent par des partis politiques interposés. UPC y a pour adversaires UPC et de ce point de vue c’est la répétition de la pluralité des investitures et les mêmes conflits de personnes au sein du parti. Les conflits sur les postes de directions, au lieu de rester à l’intérieur du parti pour laver le linge sale en famille, mais ils sont de plus en plus à l’extérieur du parti : dans les médias, en justice, dans l’Administration de l’Etat, dans tous les autres partis politiques, etc..  C’est frustrant les ricanements, les moqueries et les acrimonies à l’endroit de celles et de ceux qui défendent l’intégrité du parti, alors que celui-ci est vraiment fragmenté et délabré.  

Prudence absolue et de bon aloi. Neutralité à usage interne à l’égard de ces directions, mais pas tant que ça, selon tel critère préférentiel de la légitimité discutable. Prise de distance à l’égard de toutes ces directions prétendues rivales. Une piste pour inaugurer une saison nouvelle et pour poursuivre la grande épreuve en cours jusqu’à 2026-2027, une autre épreuve supplémentaire dans l’espoir de corriger les erreurs du présent et ceux du passé. Eviter la confusion et la cacophonie, la stigmatisation et l’amalgame, ainsi que l’humiliation. Ces prétendus dirigeants actuels n’ayant jamais été candidats eux-mêmes à cette élection, à une élection présidentielle et parmi celles et ceux qui se disent fondamentalistes, historiens de la politique, et spécialistes du Contentieux historique vont à la soupe et à la gamelle.  

Il vaut mieux s’abstenir et souffrir. La souffrance est également tragique à ce point. Souffrir d’être isolé et marginalisé à l’intérieur du parti, mais ce sera toujours UPC contre le pouvoir en place à cette élection et après cette élection, historiquement parlant. Adhérer à UPC et y demeurer en ces temps-ci, c’est faire preuve d’abnégation, au sens  de sacrifice de soi pour UPC. Refuser de voter n’est pas rendre impossible la victoire de la prétendue opposition et ce n’est pas favoriser le pouvoir en place. Que cette prétendue opposition fasse donc de son mieux sans le vote  de l’UPC parce que cette opposition considère que l’UPC est aussi son machin ou rien qu’un symbole. C’est plutôt rendre possible l’assainissement et le redressement du parti, pour une organisation rigoureuse à l’avenir. C’est de refuser de faire le choix des incertitudes, mais pour mieux se préparer à toutes les éventualités et à tous les scenarios en sortant de l’embarras, des hésitations et du suspens. Que ce ne soit pas de l’ordre de l’étonnement, mais de celui de la compréhension. Le parti n’est pas polarisé, fort heureusement, mais c’est parce qu’il n’y a plus de débat du tout faute d’une instance de recours ni d’hommes et de femmes que tous les membres vénèrent. Le désordre.

C’est un désir d’ordre pour prendre conscience de l’avenir du parti par de nouveaux Chefs statutairement bien élus, à la volonté avérée de gagner avec toutes et tous ensemble, chacun y étant à sa place, étant donné qu’il y a de la place pour toutes et tous. L’intérêt de cette abstention est proportionnel aux enjeux de cette élection. Le résultat, quel qu’il soit, quelque soit le vainqueur, il sera décevant et ce sera de nature à créer les conditions d’une demande à chaud d’autres élections.

En guise de conclusion.

Le parti doit revenir à la beauté de la politique, selon l’objet de ses Statuts applicables, par la mise en place d’un Comité préparatoire pour percer le cœur de chaque différend. Un Comité préparatoire bien composé et bien dirigé, le préliminaire nécessaire et le point de départ à un congrès pour un vrai congrès de toutes les directions vertueuses, répertoriées, chacune d’elles son bilan et son texte d’orientation pour le parti, pour le Cameroun et ses voisins, dans l’Afrique et le Monde, et sur, au préalable un mandat extrêmement large qui programme sur tout le devenir du parti, à court terme, à moyen terme et à long terme. Un congrès ouvert à toutes et à tous ensemble. Un congrès large et complet. Un congrès de clarification, ou de synthèse, ou même de discipline ou encore de remise en ordre, etc. Sans occulter la dénomination, la numérotation et d’autres sujets controversés de ce congrès, la double appartenance du parti, son positionnement et les stratégies électorales, les dissidences et les scissions, par exemple.  

UPC doit par-dessus le congrès et pour cela redevenir elle-même en recommençant par le commencement des choses simples pour mettre fin au pourrissement du parti : adhésions et cotisations statutaires, respect mutuel et courtoisie élémentaire, etc. Et pour cela, un code de bonne conduite de l’organisation des réunions, sans modifier l’organisation des Statuts parce que les causes de l’appauvrissement du parti depuis 1990 n’ont jamais été structurelles. Les Statuts ne sont pas en cause. Ne pas justifier l’échec par l’argument, selon lequel UPC étant un mouvement politique à sa création, ou est devenu un parti politique malgré elle, elle n’avait pas été créée pour les élections et pour le pouvoir de l’Etat. Qu’elle s’y adapte donc si tel est le cas, comme un parti politique mouvementiste. Sinon ça pèsera lourd aux générations futures.

​​​​​​​​    Douala III,

  Samedi, 13 Septembre 2025.  

DOUALA / RÉVISION DES PLANS D’OCCUPATION DES SOLS

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