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JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DE LA FEMME À LA CUD : PRIORITÉ À LA SANTÉ MENTALE ET À L’ÉQUILIBRE DES FEMMES

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Pour la 41e Journée internationale des droits de la femme, la Communauté Urbaine de Douala (CUD) a privilégié la réflexion aux festivités. À travers des causeries sur l’équilibre de vie, des dépistages et une foire, la CUD s’engage concrètement pour le bien-être et la performance de son personnel féminin.

 

Sortir de l’amphithéâtre pour libérer la parole

La causerie éducative a débuté par un hommage vibrant de Mme Mboutou, Directrice des Ressources Humaines, à feu Sike Bille, pionnière de la lutte pour les droits des femmes. Mais très vite, la rencontre a pris une dimension pratique et humaine. Pour Mme Loga épouse Eloundou Dieumerci point focal genre à la CUD, l’enjeu était de briser les barrières hiérarchiques pour toucher l’humain :
« Nous ne sommes pas dans un cours ni dans un amphithéâtre, nous sommes venues échanger, nous sommes venues nous abreuver à la source du savoir pour pouvoir mieux nous gérer. »

Elle a notamment insisté sur la complexité du quotidien des femmes de la CUD : « Comment est-ce que je gère le travail, la tontine, l’église, la réunion ?… Cette causerie a pour but de nous apprendre à prendre soin de nous, à comprendre que prendre soin de soi est une nécessité. » L’objectif affiché était clair : permettre à chacune de prendre la parole sans être jugée pour, enfin, « se libérer ».
Pour répondre à ce besoin de protection, le Dr Eyoum Christian, psychiatre, a décrypté les signes d’alerte du surmenage, tandis que Mme Eyoup Elisabeth a proposé des méthodes pour concilier les exigences du bureau et les impératifs du foyer.

Une vision managériale axée sur le résultat et la santé

Pour Mme Adzogo Marie Dine, 4e Adjoint au Maire de la Ville, cette 41e édition marque une transition vers un militantisme de l’action. Elle a tenu à rappeler la philosophie de l’institution :
« Le 08 mars n’est pas seulement une fête de réjouissance, des balades, des festins ou du défilé, mais une journée de réflexion, une cérémonie de remise en cause, de débat et d’échange. »

Selon elle, la présence du Maire de la Ville aux débats témoigne d’une volonté de comprendre les réalités biologiques et sociales de ses collaboratrices : « Le Maire veut comprendre comment donner la place à la femme qui doit donner des résultats pendant qu’elle a un enfant malade. » Cette approche vise à transformer les discussions en recommandations utiles pour la gestion des carrières à la CUD.
En marge de ces réflexions, l’action s’est poursuivie sur le terrain de la santé et de l’économie :
Santé préventive : Une campagne de dépistage du diabète et de l’hypertension a été lancée. Le Dr Edibe a rassuré sur le suivi « Lorsqu’un cas est dépisté, que ce soit un personnel de la CUD ou non, nous prenons ce cas en charge immédiatement».
Vivre-ensemble économique : Une mini-foire a permis au Maire de saluer l’excellence des femmes dans l’agroalimentaire, la maroquinerie et l’esthétique, prouvant que la femme de la CUD est, selon les mots de Mme Adzogo, « une professionnelle et un pilier de la famille. »

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