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LA MAIRIE DE DOUALA ACCÉLÈRE LA MISE EN SERVICE DE LA STATION DE NGOMBE

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La salle Rodolphe Tokoto a abrité le 17 mars une rencontre tripartite entre la Communauté urbaine de Douala, représentée par le Dr Geremi Solle, premier adjoint au maire de la ville, les vidangeurs et le partenaire Rocoby GIE.

La salle Rodolphe Tokoto a servi de cadre, ce 17 mars, à une concertation décisive entre la mairie de la ville, le groupement Rocoby GIE et les vidangeurs. L’enjeu : le lancement imminent de la station de traitement de Ngombé, une infrastructure de pointe marquant la fin du provisoire au Bois des Singes et le début d’une gestion durable des déchets fécaux.
Une transition immédiate vers l’excellence environnementale

Sous l’impulsion du maire de la ville, la Communauté Urbaine de Douala (CUD) passe à la vitesse supérieure. La réunion tripartite co-présidée par le Dr Gérémie Sollè, Premier Adjoint au Maire, et Ekotto Ndemba, Directeur de l’Environnement et du Cadre de Vie, a acté la mise en service expérimentale de la station de Ngombé dès vendredi prochain. Ce passage de témoin entre l’ancien lit filtrant du Bois des Singes et cette nouvelle infrastructure moderne répond à un besoin urgent de salubrité publique.
Le Directeur Ekotto Ndemba a clairement défini la feuille de route : une période d’essai d’un mois, avec un site ouvert 24h/24 et 7j/7, pour roder le système. L’objectif est double : assurer une coordination parfaite entre les acteurs et protéger l’environnement. Comme l’a précisé le Directeur :
« L’objectif est de permettre une meilleure coordination entre le fermier, la communauté urbaine et les vidangeurs pour que l’on ne retrouve plus les déchets déversés dans la nature. »

Cette rigueur s’accompagne d’une vision à long terme : le site de Ngombé ne se limitera pas aux boues de vidange. La mairie projette déjà d’y installer une unité dédiée aux déchets industriels, transformant cette zone en un véritable pôle de traitement intégré.
Un modèle d’économie circulaire pour une santé publique préservée

Au-delà de l’aspect technique, c’est un rempart contre les épidémies que l’État du Cameroun et la Ville de Douala offrent aux populations. Le Dr Gérémie Sollè a rappelé l’importance vitale de cet équipement, évoquant les risques liés au « péril fécal » qu’il a personnellement combattu lors des précédentes épidémies de choléra. Pour l’édile, la logique est celle de la transformation : les déchets ne sont plus une menace, mais une ressource valorisable.
« À Ngombé, les boues sont traitées pour aboutir à du compost que les agriculteurs pourront utiliser pour fertiliser les sols. Nous cherchons la voie moyenne qui satisfasse la salubrité publique, le business des vidangeurs et du fermier », a souligné le Dr Sollè.

La viabilité économique de cette « infrastructure extraordinaire » repose sur un partenariat public-privé transparent, établi sur une durée de 3 ans. Sezawo Raymond, Directeur technique de Rocoby GIE — le gestionnaire sélectionné pour ce triennat — a insisté sur l’autofinancement de la station. Loin d’être un contrat aux montants figés, la gestion se veut évolutive et solidaire :
« Les recettes doivent permettre à la station de s’autofinancer et d’assurer sa pérennité. Ce n’est pas un contrat sur un montant X. Nous allons réfléchir ensemble pour arrêter un prix qui va satisfaire la CUD, l’exploitation et les vidangeurs. »

Avec la fermeture définitive du site de Youpwé et la migration des flux vers Ngombé, Douala renforce sa résilience urbaine et confirme son statut de métropole résolument tournée vers le développement durable.

DOUALA : LA NOUVELLE STATION DE TRAITEMENT DES BOUES DE NGOMBE OPÉRATIONNELLE DÈS LE 20 MARS

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