
Le Maire de la ville, le Dr Roger Mbassa Ndine, a franchi une étape décisive dans la réorganisation du transport urbain le jeudi 19 février 2026. Entre distribution d’équipements d’identification au marché Sadanga et opérations de libération des trottoirs, la Communauté Urbaine de Douala (CUD) affiche sa détermination à restaurer l’ordre et la sécurité dans la capitale économique.
Identification obligatoire : le « sésame » pour circuler
Le secteur des moto-taxis à Douala entre dans une phase de transformation profonde. Hier, au marché Sadanga, le Dr Roger Mbassa Ndine a personnellement remis des chasubles et des chaussures d’identification à de nombreux conducteurs. Cette initiative s’inscrit dans une volonté d’assainissement global : désormais, chaque arrondissement de la ville sera reconnaissable par une couleur de chasuble spécifique.
L’objectif est clair : identifier pour mieux réguler. Le Maire a d’ailleurs rappelé avec fermeté que seuls les conducteurs en règle seront autorisés à exercer. L’engouement était visible lors de la cérémonie, signe d’une adhésion d’une partie des transporteurs à cette valorisation de leur métier. Cependant, la période de tolérance touche à sa fin.
« Avant que la phase répressive ne commence, le Maire a voulu leur dire de vive voix que seuls ceux qui arboreront les chasubles homologués par la ville auront accès à Akwa », a prévenu Mme Arlette Alemoka, Directrice de la Police Municipale.
Libération des trottoirs : la fin de l’anarchie commerciale
Parallèlement à la régulation des transports, la CUD a déployé une « opération coup de poing » visant à restituer l’espace public aux piétons. Sous la supervision de la Direction de la Police Municipale, plusieurs artères de la ville ont été passées au peigne fin pour démanteler les commerces illégaux entravant la circulation.
Pour la municipalité, il ne s’agit pas d’une action ponctuelle mais d’un changement de paradigme soutenu par une surveillance constante. Mme Alemoka a été on ne peut plus explicite sur le destin des récidivistes :
« Pour perpétuer le bon ordre urbain, nous avons des patrouilles motorisées, des Ambassadeurs du Bon Ordre Urbain (ABOU) et les équipes de la police municipale qui sillonnent à longueur de journée. Lorsque nous allons repasser par là, les marchandises installées sur les trottoirs ou sur la chaussée seront simplement saisies et déposées à la fourrière municipale. »
Cette journée de sensibilisation et d’action rappelle une règle fondamentale de l’urbanisme que la Directrice de la Police Municipale a tenu à marteler : « La chaussée et les trottoirs ne sont pas faits pour les commerces. »










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