
Le Palais de la culture Sawa a vibré, ce 07 mars, au rythme de l’Assemblée traditionnelle du peuple Sawa . Entre bilan de l’équipe sortante et perspectives d’avenir, la passation de pouvoir a marqué le début d’une nouvelle ère sous le signe de la modernité et de la transparence.
Le Palais de la culture Sawa était noir de monde. Chefs de cantons, chefs de villages, élites politiques et administratives, ainsi que de nombreux fils et filles de la côte s’étaient donné rendez-vous pour cet acte fondateur. Le point d’orgue de cette rencontre a été l’installation officielle de Sa Majesté Mbodi Épée Gaston à la présidence de l’Assemblée Générale pour un mandat de deux ans. Il sera épaulé dans cette mission par Sa Majesté Jamil Songue (1er Vice-président) et Sa Majesté Essawe Njocke Maurice.
un héritage assumé et un bilan salué
Avant le passage de témoin, le président sortant a tenu à sacrifier au rituel du bilan. Dans une atmosphère empreinte de solennité, il a exprimé sa gratitude envers la communauté. Tout en reconnaissant humblement certains « manquements », il a souligné la noblesse de cette mission qu’il a jugée « harassante mais noble lorsqu’il s’agit de travailler pour son terroir ».
L’un des moments les plus marquants de cette session fut sans nul doute la lecture du bilan financier. Cet exercice de transparence, rare et audacieux, a été chaleureusement accueilli par l’assistance. Pour le président sortant, l’essentiel était que « le rayonnement du Ngondo se poursuive », posant ainsi les bases sur lesquelles son successeur pourra bâtir.

Une feuille de route tournée vers la modernité
En prenant la parole, Sa Majesté Mbodi Épée Gaston a immédiatement tracé les sillons de son action. Sa feuille de route, ambitieuse, s’articule autour de la rationalisation financière, la gestion rigoureuse des actifs du Ngondo et une meilleure répartition des tâches entre les chefs de tous degrés. L’objectif est clair : adapter l’institution aux réalités contemporaines.
Le nouveau président se veut toutefois rassembleur et pragmatique. Il ne s’agit pas d’une rupture brutale, mais d’une évolution concertée : « Nous ne sommes pas venus refaire, j’ai travaillé avec l’équipe sortante, nous avons un projet de société et nous allons simplement l’améliorer », a-t-il rassuré.
Ouvert au dialogue, il a insisté sur le caractère évolutif de son programme : « La feuille de route que j’ai présentée en réalité c’est une feuille de route qui peut être améliorée et nous allons travailler à ce que cette feuille de route soit améliorée ». En appelant à la contribution de tous, le nouveau bureau entend faire du Ngondo un modèle d’alliance réussie entre tradition ancestrale et exigences de modernité.










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