Face à la paralysie du scanning qui étouffait le premier port d’Afrique centrale, le chef du gouvernement a tranché en faveur du géant suisse, mettant un coup d’arrêt à une transition controversée et rétablissant l’opérateur historique dans ses fonctions dès ce vendredi.
Le Premier Ministre a mis un terme au blocage du Port Autonome de Douala (PAD). Par une lettre officielle du 30 janvier 2026, son Secrétariat Général a ordonné à la multinationale SGS de reprendre immédiatement ses activités de scanning, invalidant ainsi la volonté de la direction du port de passer à l’opérateur Transatlantic D. S.A.
Cette décision, prise après une réunion interministérielle de crise, s’appuie sur la validité du contrat avec SGS, qui courrait jusqu’en 2032. Elle met fin à des semaines de flottement qui menaçaient la fluidité portuaire, les recettes douanières et la sécurité nationale.
Pour garantir l’application de cette mesure, la correspondance a été adressée en copie à la Présidence de la République, au Ministère de la Justice et à celui des Transports, plaçant le dossier sous haute surveillance.
Sur le terrain, la nouvelle est accueillie avec soulagement. « C’est la fin d’un cauchemar logistique. Le port peut enfin respirer et les chaînes d’approvisionnement se débloquer », témoigne un opérateur économique majeur sous couvert d’anonymat.
Si la crise immédiate est désamorcée, cette décision reporte néanmoins les questions sur l’avenir de la modernisation des systèmes de contrôle portuaire, laissant en suspens le projet de transition technologique initialement envisagé.










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