À l’issue d’une réunion cruciale convoquée le 22 janvier 2026 par la présidence de la République, des instructions fermes ont été données pour l’application immédiate du contrôle scanné des marchandises. Cette décision marque l’aboutissement d’un long processus visant à combler une faille majeure dans la sécurité et la souveraineté nationales.
Une décision opérationnelle pour une urgence stratégique
Le jeudi 22 janvier 2026, une réunion présidée par le secrétariat général de la présidence de la République a rassemblé les acteurs clés du port de Douala-Bonabéri : le Port Autonome de Douala (PAD), la Direction générale des douanes et l’opérateur de scanning TRANSATLANTIC. Des directives claires ont été transmises pour garantir le respect des orientations présidentielles et engager, dès le lendemain, toutes les diligences nécessaires afin de satisfaire les clients du port. Une séance technique tripartite a immédiatement suivi pour concrétiser ces décisions.
Derrière cette urgence opérationnelle se cache un enjeu fondamental : la souveraineté nationale. Dans un monde où les frontières sont aussi économiques et sécuritaires, les ports constituent des points de contrôle névralgiques. Sans scanning, l’État doit s’en remettre à la confiance ; avec le scanning, il voit, il contrôle et il décide.
Combler une faille historique : la maîtrise de l’information frontalière
Cette décision vient corriger une anomalie persistante dans le vaste projet de sécurisation du port de Douala-Bonabéri, engagé depuis 2017 sur instruction du chef de l’État. Alors que le programme avait renforcé la sûreté (vidéosurveillance, contrôle d’accès) pour se conformer aux standards internationaux (code ISPS), le contrôle non intrusif des marchandises restait une faille béante.
Le contrat d’inspection signé en 2015 avec la société SGS marginalisait en effet le PAD, pourtant l’autorité portuaire légalement compétente depuis le décret de réorganisation du 24 janvier 2019. Cette situation privait l’État camerounais de la maîtrise des images et des données stratégiques sur les flux entrant sur son territoire, l’exposant à des risques majeurs : fraude, narcotrafic et perte de recettes fiscales entre autres.
Reprendre le contrôle pour affirmer la souveraineté
La mise en œuvre effective du scanning sous l’autorité directe des institutions camerounaises marque donc une étape décisive. Elle permet au Cameroun de passer de la confiance subie au contrôle exercé, affirmant ainsi pleinement sa souveraineté économique et sécuritaire à l’une de ses portes d’entrée les plus vitales.










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