
La Directrice de la Police Municipale et de la Sécurité a rencontré, ce 18 mars 2026, les leaders syndicaux et chefs de camps à l’esplanade de la salle des fêtes d’Akwa. Entre pédagogie et mise en demeure, l’autorité a réaffirmé la gratuité des mesures d’accompagnement de la Ville tout en prévenant : la phase de sensibilisation touche à sa fin.
L’esplanade de la salle des fêtes d’Akwa a servi de cadre, ce mardi, à une séance de clarification majeure. Face aux présidents de syndicats et chefs de camps de mototaxis, la Directrice de la Police Municipale et de la Sécurité (DPMS) a porté un message de rigueur mâtiné de protection sociale. L’objectif affiché par la Communauté Urbaine de Douala (CUD) est clair : assainir un secteur souvent perçu comme désordonné pour en faire un modèle de sécurité et d’organisation.
L’intérêt général avant les intérêts financiers
S’adressant sans détour aux responsables syndicaux, Arlette Alemoka a tenu à recadrer le rôle de ces derniers. Pour la DPMS, la mission d’un président de syndicat ne doit pas être lucrative, mais protectrice. « L’objectif de la ville est sécuritaire et organisationnel. Nous sommes très loin de l’argent », a-t-elle martelé, invitant les leaders à se sacrifier pour le bien-être de leurs membres plutôt que de se plaindre de l’absence de retombées financières immédiates, dans l’assistance, l’approche semble avoir porté ses fruits, un conducteur présent à la salle des fêtes ayant requis l’anonymat témoigne de la pertinence des échanges« Nous avons eu à échanger avec Mme la directrice sur la stratégie de comment aborder ceux qui sont réticents à porter le chasuble homologué. J’ai trouvé cela bien. Nous allons aller progressivement, même Paris n’a pas été construit en un seul jour. Je pense que l’identification est une bonne chose et celui qui refuse de s’identifier n’est pas sérieux. »
Elle a rappelé que la mairie offre gracieusement la formation, les chasubles homologués et l’accompagnement pour l’obtention du permis de conduire. Une main tendue qui ne doit pas être interprétée comme une faiblesse, car l’autorité a été formelle : la phase de répression contre ceux qui refusent de se conformer aux directives (formation, port du chasuble, permis) débutera dans les prochains jours.
Cap sur le terrain : le défi de l’ordre public à « Ancien Dalip »
Après les échanges à Akwa, le cortège s’est déporté vers le carrefour stratégique « Ancien Dalip » pour poursuivre cette campagne de proximité. Ce fut l’occasion pour la directrice de rappeler le chemin parcouru : l’époque où les conducteurs de motos affrontaient violemment la police municipale est révolue grâce aux séminaires annuels de sensibilisation. Ce dialogue permanent a permis d’éradiquer des phénomènes comme le « retour » et d’inculquer le respect du code de la route.
En concluant sur la question des équipements, la directrice a coupé court aux hésitations : la ville offre tout gratuitement, mais pour les récalcitrants qui refuseraient les chasubles arborant des logos partenaires, la liberté leur est laissée d’acheter leur propre équipement homologué, à condition de respecter les normes de la ville. Le message est passé : à Douala, la sécurité des citoyens ne se négocie pas.










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