Portrait

Dr ROGER NJITCHOUA : LE RASSEMBLEUR, LE GUIDE

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De la diaspora engagée en France jusqu’aux couloirs de la mairie de Douala, le Dr Roger Njitchoua s’est forgé une réputation de bâtisseur communautaire hors pair. Portrait d’un docteur en géosciences qui met aujourd’hui son leadership éprouvé au service du BINAM Wouri et de l’organisation du COMENGA 2026, pour rassembler et structurer les forces vives de l’Ouest dans la capitale économique.

Après la 2ème rencontre entre le maire de la ville de Douala et les ressortissants de la région de l’Ouest, le vent du renouveau souffle sur les filles et fils nés sous le soleil couchant. Portée par la vision des patriarches et orchestrée sur le terrain par le Dr Roger Njitchoua, l’émergence du BINAM WOURI s’impose comme le remède au désordre et aux querelles de leadership. Retour sur le parcours d’un bâtisseur de l’ombre bien décidé à réveiller les forces vives de l’Ouest dans la capitale économique.
Entre 1985 et 2000, Roger Njitchoua fait partie de la diaspora camerounaise établie en France. C’est donc dans l’Hexagone que les Camerounais découvrent qu’au-delà de son brillant parcours universitaire, couronné par un doctorat en géosciences, il est également un architecte de la vie associative. Dans ce domaine, ses compagnons de la diaspora lui reconnaissent un leadership incontestable.

L’architecte du mouvement associatif au sein de la diaspora en France

Au début des années 1990, le natif de New-Bell est à l’origine de la création de l’AGENEF (Association Génération New-Bell de France). Il prend les commandes de cette association et en fait un véritable outil d’accompagnement et d’insertion des New-Bellois en France. Véronique Takougang, ancienne secrétaire générale de l’AGENEF, se souvient du Dr Roger Njitchoua comme d’un jusqu’au-boutiste qui n’abandonne jamais lorsqu’il est engagé dans une entreprise. « Il a été à l’origine de la mise sur pied d’une chaîne de solidarité pour le financement de nombreux projets en faveur des compatriotes restés au Cameroun. On doit aussi à Roger Njitchoua l’idée de cultiver l’amour et le vivre-ensemble entre Camerounais de la diaspora.
À ce sujet, il favorisera l’élargissement de l’adhésion à l’AGENEF pour en faire un cadre de concertation réunissant tous les Camerounais de bonne volonté animés par le souci d’accorder une attention particulière à la situation précaire de leurs compatriotes restés au Cameroun. À ce propos, Ernest Ebongue, qui ne se réclame pourtant pas de New-Bell, est l’actuel président de l’AGENEF », témoigne Véronique Takougang. Elle conclut en louant l’altruisme et l’humanisme de l’ancien président de l’AGENEF : « Avec lui, l’intérêt général passe avant toute autre considération. »
Avec le succès de l’AGENEF, le Dr Roger Njitchoua gagne en notoriété au sein de la diaspora camerounaise de France. Il élargit alors son champ d’action en insufflant une nouvelle dynamique à la Confédération Ndé de France. Il convainc les ressortissants des treize villages du département du Ndé de se rassembler autour d’un idéal commun de rayonnement et de développement de leur terroir.
Roger est un homme ambitieux et de caractère. Il prend les commandes d’une communauté alors en berne. Avant lui, le NDE était une association villageoise où l’on se retrouvait essentiellement pour faire la fête. Avec Roger, un changement de paradigme s’opère pour en faire un véritable outil de développement.
« Je me souviens que nous pouvions passer des nuits blanches à travailler sur des projets communautaires. C’est sous son impulsion que nous avons réalisé le projet « Un élève, un cahier » dans le Ndé. Roger est le premier à avoir cru que nous pouvions organiser à Paris un rassemblement de 1 000 personnes. Nous y sommes parvenus en mobilisant plus de 1 200 participants dans le cadre d’un événement culturel », témoigne Njile Njile Jean Vesta.
Pour Bruno Luta, ancien président du NDE France, le Dr Roger Njitchoua a été l’un des précurseurs du mouvement associatif camerounais en France. « Son œuvre à la tête du NDE France a servi de catalyseur à la dynamique associative au sein de plusieurs communautés villageoises. C’est ainsi qu’il a réussi à fédérer les présidents des associations des villages du Ndé autour d’un projet commun ayant abouti à la création de la Confédération », souligne Bruno Luta. Il ajoute que c’est sous la présidence du Dr Roger Njitchoua que les dignitaires du département du Ndé ont commencé à effectuer le déplacement de Paris pour rencontrer et galvaniser les membres de leurs communautés.
Les échos des actions du Dr Roger Njitchoua ne tardent pas à parvenir au Roi des Bangangté. Ce dernier fait alors de lui son représentant en France. Il a pour mission de réunir les filles et fils Bangangté afin de leur transmettre les valeurs traditionnelles.
Que ce soit sous la bannière de la Confédération Ndé France ou de la communauté Bangangté, le Dr Roger Njitchoua contribue à faire bouger les lignes au sein de la communauté des ressortissants de l’Ouest en France.
« Faire en sorte que la communauté soit réunie et que tout le monde regarde dans la même direction », tel est son leitmotiv, reconnaît Mbeu Jean Marc Jeudane. L’actuel président de l’Association des Bangangté de France soutient que le Dr Roger Njitchoua n’est pas de ceux qui posent des actes pour leur propre gloire. « Il n’agit pas comme ces personnes qui se prennent pour des leaders alors qu’elles n’ont pas les qualités requises pour occuper les premiers rangs au sein d’une communauté. Roger Njitchoua a mis entre parenthèses ses projets personnels pour se consacrer à ceux de sa communauté », précise Mbeu Jean Marc Jeudane.

L’épanouissement De la communauté de l’ouest a Douala.

C’est cette capacité à mobiliser et à fédérer qui a motivé le Roi des Bangangté à confier au 2ᵉ adjoint au maire de la ville de Douala la présidence du comité local d’organisation du COMENGA 2026. Le Dr Roger Njitchoua a pour mission de faire de Douala le point de départ d’un fort engouement en prélude à la 5ᵉ édition des retrouvailles des filles et fils Bangangté, prévues du 25 novembre au 6 décembre 2026.
Mais avant cette échéance, l’idée de la mise sur pied du BINAM Wouri aura fait son chemin. Le patriarche Ngassa Happi dit pouvoir compter sur l’engagement et la détermination du 2ᵉ adjoint au maire de la ville de Douala pour concrétiser ce projet qui lui tient à cœur. « Le désordre doit cesser au sein de la communauté de l’Ouest du Wouri », a lancé le patriarche à ses congénères le 24 juin dernier.
Avec le Dr Roger Njitchoua, les ressortissants de l’Ouest installés dans le Wouri ont les raisons d’espérer que le BINAM devienne le cadre de réflexion inclusif où se retrouveront universitaires, médecins, avocats, opérateurs économiques, capitaines d’industrie, acteurs politiques et culturels, architectes, pharmaciens, experts-comptables, hommes des médias, ainsi que les représentants des chefs de groupement, pour la concertation, la consultation, la coordination et la mutualisation des initiatives, afin d’assurer la cohérence des actions et des interventions des filles et fils de l’Ouest dans le département du Wouri.
Ive TSOPGUE

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