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ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’AFPEEC : LES FEMMES PROFESSIONNELLES DE L’EAU ET DE L’ENVIRONNEMENT VEULENT PASSER DU PLAIDOYER À L’ACTION

L’Association des femmes professionnelles de l’eau et de l’environnement du Cameroun (AFPEEC) entend donner une nouvelle orientation à son engagement. Après plusieurs initiatives axées sur la promotion du leadership féminin, le plaidoyer et la réflexion autour des enjeux liés à l’eau et à l’assainissement, l’association souhaite désormais renforcer son intervention sur le terrain. C’est l’une des principales orientations qui ressortent de son assemblée générale tenue le vendredi 6 novembre 2026, dans le quartier Bonanjo, à Douala.

Cette rencontre statutaire, organisée conformément aux dispositions des textes de l’association, a constitué un cadre d’évaluation des activités menées au cours de l’année écoulée, mais aussi de projection vers les prochains défis. Pour les participantes, il ne s’agissait pas uniquement de revenir sur les actions réalisées, mais surtout de définir des stratégies permettant de renforcer leur contribution à l’amélioration des conditions de vie des populations.
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À cette occasion, Géraldine Mpouna Logmo, présidente de l’AFPEEC, a rappelé l’importance de capitaliser les acquis du Forum des femmes organisé en marge du congrès de l’Association africaine de l’eau et de l’assainissement. Cette initiative avait notamment permis de formuler plusieurs recommandations autour de la place des femmes dans le secteur de l’eau et de l’assainissement. « Au lendemain du Forum des femmes que nous avions organisé ici, en marge du congrès de l’Association africaine de l’eau et de l’assainissement, il était question pour nous de faire le bilan et de revenir sur les recommandations formulées. Mais le message central aujourd’hui, c’est que nous ne voulons plus simplement faire de la réflexion, mener des actions de promotion du leadership féminin ou du plaidoyer. Nous voulons passer à l’action et à l’impact », a-t-elle expliqué.

Pour la présidente de l’association, l’enjeu est désormais de mesurer la portée réelle des initiatives portées par les femmes professionnelles du secteur. Il est notamment question de déterminer leur capacité à contribuer concrètement à la résolution des difficultés auxquelles les communautés sont confrontées en matière d’accès à l’eau potable, d’hygiène et d’assainissement.

L’AFPEEC entend ainsi jouer un rôle complémentaire à celui des pouvoirs publics et des autres acteurs institutionnels. L’association ne prétend pas se substituer aux administrations compétentes, notamment au ministère en charge du secteur, mais souhaite apporter son expertise, son expérience et sa proximité avec les populations pour accompagner les efforts engagés. Cette approche repose également sur la connaissance particulière que les femmes ont des réalités quotidiennes liées à l’eau et à l’assainissement. Dans de nombreuses communautés, elles restent en première ligne face aux difficultés d’approvisionnement en eau et aux contraintes liées aux pratiques d’hygiène et d’assainissement. Une réalité qui, selon les responsables de l’association, doit davantage être prise en compte dans les politiques publiques et les programmes de développement.

*La représentativité féminine au cœur du plaidoyer*

Si le passage à l’action constitue désormais une priorité, l’AFPEEC n’entend pas pour autant abandonner le plaidoyer. Celui-ci demeure un levier essentiel pour favoriser une meilleure représentativité des femmes dans les instances de décision et garantir la prise en compte des questions de genre dans les politiques du secteur. « Le plaidoyer que je vais faire reste le même : il faut davantage de femmes dans les prises de décision. Il faut que les questions de genre, les préoccupations des femmes et celles des jeunes filles soient prises en compte lorsqu’on élabore les politiques en matière d’eau et d’assainissement », a insisté Géraldine Mpouna Logmo.

Pour l’association, la participation des femmes ne doit pas se limiter à leur présence dans les activités opérationnelles. Elles doivent également pouvoir contribuer à l’élaboration des stratégies, à la définition des priorités et à la prise des décisions qui orientent le développement du secteur. Une meilleure intégration de leurs préoccupations pourrait notamment permettre de concevoir des politiques et des infrastructures davantage adaptées aux besoins des différentes catégories de populations. Au-delà du bilan et des orientations stratégiques, cette assemblée générale a également enregistré une avancée sur le plan organisationnel avec l’arrivée de 18 nouveaux membres. Ces adhésions viennent élargir la base de l’association et renforcer son réseau de femmes professionnelles engagées dans les domaines de l’eau et de l’environnement.

À travers cette nouvelle dynamique, l’AFPEEC affiche ainsi sa volonté de consolider ses acquis, d’élargir sa mobilisation et de renforcer son intervention auprès des communautés. Le défi pour l’année à venir sera donc de transformer les recommandations issues des rencontres professionnelles en initiatives concrètes, mesurables et porteuses de changements. Pour ces femmes professionnelles, l’heure est désormais à l’engagement sur le terrain. Au-delà des discours et des plaidoyers, elles veulent contribuer à faire de l’eau, de l’assainissement et de l’environnement des secteurs où les besoins des communautés, notamment ceux des femmes et des jeunes filles, occupent une place centrale.

Georges potain

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