
Par un communiqué officiel daté du 27 avril 2025, le Ministre de la Décentralisation (MINDDEVEL), Georges Elanga Obam, tape du poing sur la table. Alors que nos grandes métropoles croulent sous les déchets, le constat est sans appel : l’ouverture à la concurrence, qui devait tout régler, a finalement aggravé la situation à l’échelle nationale.
Douala 4ème : Le symbole d’une crise qui s’étend à tout le pays
Si le problème de l’insalubrité se pose avec acuité dans toutes les grandes villes du Cameroun, le cas de Douala est ici pris comme échantillon pour illustrer l’ampleur du désastre. Dans la capitale économique, le Dr Roger Mbassa Ndine, Maire de la ville, a pourtant multiplié les stratégies : campagnes de sensibilisation massives, appels à la citoyenneté et volonté de faire participer les habitants à la lutte contre l’insalubrité. Malgré tout cela, les résultats ne sont pas là et la ville reste sale.
L’arrondissement de Douala 4ème montre bien que les choix récents n’ont pas porté leurs fruits. En décidant de mettre fin au monopole de l’opérateur historique au profit de nouveaux prestataires, l’objectif était d’améliorer le service. Pourtant, le constat est aujourd’hui amer : l’insalubrité est devenue plus grave qu’avant. Ce changement d’acteur n’a pas apporté de solution et la situation s’est globalement détériorée pour les populations.
Un ultimatum ministériel après plusieurs échecs
Le message du ministre s’adresse donc à l’ensemble du territoire : il donne désormais deux semaines aux responsables locaux pour lui envoyer cinq propositions concrètes. Ce coup de pression montre que la situation échappe au contrôle des autorités dans toutes nos cités, malgré l’implication passée de plusieurs membres du gouvernement. Avant le MINDDEVEL, Célestine Ketcha Courtès (MINHDU) a multiplié les descentes sur le terrain et Paul Atanga Nji (MINAT) a tenté d’imposer la fermeté administrative, sans succès durable.
Georges Elanga Obam réussira-t-il là où les autres ont échoué ? Pour les Camerounais, les notes de service ne suffisent plus. Ils attendent de voir si, après avoir cassé le monopole pour un résultat décevant et malgré les efforts de proximité du maire de la ville de Douala, le membre du gouvernement parviendra enfin à rendre nos cités propres et respirables.
Les maires ont désormais 15 jours pour répondre. Le compte à rebours a commencé.










Comments