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CAMEROUN : LA LIBERTE DE PRESSE PRISE EN OTAGE

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Un mouvement pour l’Action syndicale dans la presse (MASYP) vient d’être lancé. Il est question selon l’initiateur, Mathieu Nathanaël Njog, d’appeler tous les patrons de presse, les travailleurs des médias à se mettre prêts pour les actions syndicales qui s’annoncent sous peu, loin de toute infiltration.

 

A en croire le MASYP, depuis quelques semaines, «certaines personnalités mettent à contribution les appareils de répression de l’Etat pour embastiller durement et sauvagement des journalistes, en mettant à rude épreuve les libertés fondamentales sans que la solidarité des hommes et femmes des médias sans exclusive aucune ne s’affirme. Avant hier, c’était Wazizi. Hier, c’était Parfait Siki Awono, Stanislas Désiré Tchoua, François Chanon Denwo. Et aujourd’hui, c’est Martinez Zogo. A qui le tour? J’ai besoin de demander. Moi? Toi? Lui?… Ce qui est certain, la prochaine victime se trouve parmi nous. Ils ont la liste et progressivement, nous passerons à la guillotine. Devant ce spectacle, comme tétanisés, les autres pensent silencieusement que cela n’arrive qu’aux autres. Ils s’amusent même à trouver des raisons de désolidarisation et de mutisme au grand dam de nos bourreaux», déplore Mathieu Nathanaël Njog.

Or, poursuit-il, leur crime, c’est d’avoir usé de la liberté de la presse et la liberté d’expression pour relayer les injustices d’une société camerounaise qui s’est muée inexorablement en une jungle. Où, les «plus forts et les plus riches» usent et abusent de leur position dominante pour taire à jamais une presse qu’ils ont savamment déstructurée afin de l’avilir.

Curieusement, cette situation prospère parce que l’individualisme a pris le pas sur l’union sacrée qui est la seule arme de défense de cette profession dans laquelle tous ceux qui s’y engouffrent sont des condamnés ambulants, le plus souvent par des procès kafkaïens, qui se jouent souvent «loin de nous et contre nous. Trop c’est trop !!! Il est temps de se lever comme un seul homme pour réclamer la libération sans conditions et sans délai de tous les hommes et femmes de médias qui sont pris dans les serres des appareils de baillonement du pouvoir en place», lance le MASYP. Nous y reviendrons.

Linda Mbiapa

 

 

 

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