
Plus d’un an après les États Généraux de mai 2025 sur la gestion des déchets urbains, le Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU) passe à la vitesse supérieure. À défaut de se substituer aux communes d’arrondissement dans la collecte quotidienne, l’État concentre ses efforts sur la modernisation des infrastructures, la mobilisation citoyenne et la refonte du cadre réglementaire pour éradiquer les dépôts sauvages. 
Un saut qualitatif dans les équipements et les infrastructures
Le changement s’opère d’abord sur le terrain. À Yaoundé, plus de onze points de regroupement ont été bâtis depuis 2025 pour éliminer les dépotoirs anarchiques. Cette dynamique s’intensifie avec la réalisation prévue de 77 autres points via le BIP 2026 et le projet PCADY (financé par la BAD). Si les travaux s’accélèrent dans la capitale, leur démarrage est imminent à Mbouda, Kumba, Foumbot et Douala.
Les grandes infrastructures accompagnent cette mutation : le MINHDU a lancé la construction du Centre de Transfert de Simbock (Yaoundé 6e) et mis en service la Station de Traitement des Boues de Vidange de Ngombè à Douala. Parallèlement, des balayeuses mécaniques ont été remises aux mairies, sept camions-bennes de 20 tonnes attribués à Yaoundé, et une enveloppe de 100 millions FCFA a été allouée aux PME et OSC pour la pré-collecte et la fabrication de pavés écologiques en plastique recyclé.
Écocitoyenneté et consolidation du cadre réglementaire
La salubrité urbaine exigeant l’adhésion de tous, le ministère s’appuie sur le Projet Plateforme Urbaine (financé par l’UE) pour multiplier les actions de sensibilisation. Des campagnes scolaires axées sur le tri sélectif et la valorisation ont démarré fin 2025, complétées par la diffusion de guides éducatifs et le lancement du Concours Villes Propres 2026 à l’échelle nationale.
Sur le plan de la gouvernance, la Politique et la Stratégie Nationale d’Hygiène ont été officiellement validées mi-2026. Le MINHDU finalise également un projet de loi sur la propreté des villes afin d’harmoniser les responsabilités, de sécuriser les financements et de sanctionner les incivilités.
Si quelques dépôts sauvages persistent, les fondations d’un assainissement durable sont posées. Le Programme National 2027-2029 et la table ronde des partenaires prévue en septembre 2026 s’annoncent décisifs pour étendre ces solutions à l’ensemble du territoire national.










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