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SEEAC A DOUALA : L’ÉVALUATION ENVIRONNEMENTALE AU COEUR DES TERRITOIRES

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Les travaux de la 12e Formation et du 17e Séminaire du SEEAC se sont ouverts ce 22 septembre à Douala. Réunissant les experts de plusieurs pays d’Afrique centrale autour de la décentralisation, cette rencontre de quatre jours ambitionne d’adapter les outils d’évaluation environnementale et sociale au contexte local, tout en célébrant deux décennies d’institutionnalisation de l’EES au Cameroun.

Une sous-région mobilisée pour l’EES au niveau local
Du 22 au 25 septembre, la capitale économique du Cameroun accueille la 12e Formation et le 17e Séminaire du Secrétariat pour l’Évaluation Environnementale en Afrique Centrale (SEEAC). Placées sous le haut parrainage du Maire de la ville, le Dr Roger Mbassa Ndine, ces assises réunissent plusieurs pays d’Afrique centrale autour d’un enjeu crucial : « Évaluation environnementale et sociale et décentralisation ».
L’objectif central est de faire de l’Évaluation Environnementale et Sociale (EES) un levier majeur de la décentralisation. Alors que les collectivités territoriales jouent un rôle désormais déterminant dans l’aménagement du territoire, les participants abordent la clarification des procédures, l’analyse des cadres juridiques et l’appropriation des outils adaptés au développement local. L’événement marque aussi les 20 ans de l’EES au Cameroun (décret de février 2005) avec le vernissage d’un ouvrage rétrospectif (2005-2025) réalisé avec l’ACAMEES, soutenu par le Ministère de l’Environnement, le MINAS, le FEICOM, la CNEE, la Banque mondiale et la BAD.

Les défis urbains et réglementaires au cœur des débats
Pour la métropole d’accueil, cette rencontre sous-régionale s’inscrit au cœur des urgences d’urbanisation durable.
« À Douala, pour obtenir un permis de construire, nous exigeons déjà la notice d’impact environnemental. Il s’agit de concilier le développement d’une métropole en pleine expansion avec la préservation de l’environnement, notamment face à la destruction de la mangrove et aux inondations. Je suis heureux que les experts se réunissent ici pour relever ces défis », a déclaré le Dr Roger Mbassa Ndine, Maire de Douala.
Cette posture de la municipalité illustre le glissement opérationnel de la décentralisation : la régulation environnementale n’est plus une simple prérogative étatique centralisée, mais devient un outil direct de gouvernance locale. En conditionnant les titres d’urbanisme à des études d’impact, les métropoles africaines s’imposent comme le premier rempart contre le désordre urbain et les risques climatiques anthropiques.
De son côté, le SEEAC rappelle l’importance du respect des cadres légaux existants.
« L’évaluation environnementale et sociale permet de répondre à la plupart de ces enjeux. Si nous intégrons ces dimensions dans nos politiques et projets conformément aux exigences réglementaires, nous éviterons de nombreux désagréments. C’est le sens de ces rencontres sous-régionales », a précisé Dieudonné Bitondo, Secrétaire exécutif du SEEAC.
Au-delà de la contrainte juridique, l’EES doit être appréhendée comme un outil d’anticipation économique et de paix sociale. Intégrer les variables environnementales dès la conception des projets réduit drastiquement les coûts de réparation ultérieurs tout en évitant les conflits d’usage avec les populations locales.

Le soutien des acteurs environnementaux et de la société civile 

Pour les organisations non gouvernementales, l’accompagnement des collectivités locales constitue un maillon stratégique.
« Nous avons inscrit l’EES au cœur de nos actions via un cadre de sauvegarde appliqué à tous nos projets. Notre présence réaffirme notre soutien aux pouvoirs publics et au SEEAC. Douala, métropole en plein boom, est aux premières loges pour concilier développement des infrastructures et atténuation du changement climatique », a affirmé Alain Ononino, représentant du WWF.
L’implication d’ONG comme le WWF met en lumière la nécessité d’une synergie multi-acteurs. La réussite de la transition écologique locale repose sur un trépied solide : la volonté politique des élus locaux, l’expertise technique des organismes sous-régionaux et le soutien méthodologique et financier des partenaires environnementaux.

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