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DÉCENTRALISATION :L’AMVC PLAIDE POUR LA CONCERTATION

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À l’occasion de la deuxième journée de la rencontre entre le Sénat et les Collectivités territoriales décentralisées (CTD), tenue le 3 juillet 2026 à Yaoundé, le Dr Roger Mbassa Ndinè, président de l’Association des Maires de Villes du Cameroun (AMVC), a dressé un état des lieux des relations entre Régions, Communautés urbaines et Communes. Au nom des maires de villes, il a plaidé pour une meilleure coordination des compétences, une clarification des responsabilités et l’institutionnalisation de cadres permanents de concertation.

Pour les maires de villes du Cameroun, la réussite de la décentralisation passe désormais par une coopération plus étroite entre les différents échelons des collectivités territoriales. C’est le message fort porté par le Dr Roger Mbassa Ndinè, président de l’AMVC, lors de son intervention devant le Sénat, à l’occasion de la deuxième journée de rencontre entre la Chambre haute du Parlement et les Collectivités territoriales décentralisées.
Tout en saluant le rôle du Sénat dans l’accompagnement du processus de décentralisation, le Dr Roger Mbassa Ndinè a rappelé que les collectivités locales demeurent les premiers acteurs de la mise en œuvre des politiques publiques au plus près des populations. Si le Code général des Collectivités territoriales décentralisées définit les compétences des Régions, des Communautés urbaines et des Communes, il laisse toutefois subsister des zones d’ombre quant aux modalités de leur collaboration, a-t-il relevé.

Pour une meilleure cohérence de l’action territoriale
Le président de l’AMVC a ainsi mis en évidence plusieurs difficultés qui affectent l’efficacité de l’action locale. Il a notamment évoqué le chevauchement de certaines compétences, les incompréhensions entre Communautés urbaines et Communes d’arrondissement, les limites du dispositif actuel de la Dotation générale de fonctionnement ainsi que les incohérences observées dans l’application de certains textes relatifs à la police municipale et à la gestion des services urbains.
Pour illustrer les pistes de solution, le Dr Roger Mbassa Ndinè s’est appuyé sur l’expérience de la Ville de Douala — dont il est par ailleurs le Maire — où des mécanismes de dialogue ont été progressivement instaurés entre la Communauté urbaine et les Communes d’arrondissement. Plateforme permanente de concertation, rencontres bilatérales, commissions spécialisées et comités de suivi constituent autant d’outils destinés à favoriser une gestion harmonisée de la ville et une meilleure coordination des interventions publiques.
Au-delà de cette expérience, l’Association des Maires de Villes du Cameroun plaide pour l’institutionnalisation de véritables espaces de concertation entre les différentes collectivités. Elle recommande également une meilleure mutualisation des ressources, la conduite de projets économiques structurants à l’échelle des territoires et une clarification des mécanismes de financement afin de renforcer l’efficacité de l’action publique.
Pour le Dr Roger Mbassa Ndinè, cette dynamique de complémentarité est indispensable, le citoyen n’établissant aucune distinction entre les différents niveaux de collectivités, mais attendant avant tout des services publics efficaces et des réponses concrètes à ses préoccupations. C’est dans cette perspective qu’il a invité les sénateurs à prendre toute leur place dans la réflexion en faveur d’une décentralisation plus cohérente, plus collaborative et davantage tournée vers le développement harmonieux des territoires.

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