
Le Ministre des Finances, Louis Paul MOTAZE, a présidé ce jeudi 17 septembre 2026, à Yaoundé, une réunion de concertation stratégique avec une mission du Fonds Monétaire International (FMI), dirigée par Christine DIETERICH. En présence de ses proches collaborateurs et des responsables des régies financières, le membre du Gouvernement a passé en revue la trajectoire macroéconomique globale du pays. Cette rencontre s’inscrit au titre de la surveillance annuelle prévue par l’article IV des Statuts de l’institution de Bretton Woods, marquant une étape clé d’évaluation après la sortie de la tutelle financière formelle.

Un bilan solide de l’après-programme 2021-2025
La mise en œuvre achevée en juillet 2025 du Programme économique et financier (soutenu par la Facilité Élargie de Crédit et le Mécanisme Élargi de Crédit) a permis au Cameroun de moderniser sa gestion budgétaire et de renforcer sa résilience face aux chocs exogènes. La présente mission de surveillance ne conditionne aucun décaissement financier, mais vise à auditer la soutenabilité de la dette publique, l’exécution des recettes fiscales et la gestion de la trésorerie de l’État. Les échanges ont ainsi permis de vérifier l’alignement des réformes nationales sur les standards internationaux de gouvernance financière, tout en soulignant la baisse progressive du ratio dette/PIB.
Enjeux sectoriels et restructuration des entreprises publiques
Outre le cadrage budgétaire global, les discussions ont abordé la gestion du secteur parapublic et la performance des entreprises d’État stratégiques. L’assainissement du portefeuille public, le suivi des passifs contingents et la maîtrise des risques financiers liés aux établissements publics demeurent des priorités partagées. De même, la numérisation complète des procédures fiscales et douanières a été saluée comme un levier central pour accroître la mobilisation des ressources internes non pétrolières, réduire la fraude et sécuriser la collecte de la TVA.
Perspectives stratégiques et réformes de cap
Pour maintenir la stabilité des finances publiques, les discussions se sont orientées vers la consolidation d’une croissance durable, attendue autour de 3,3 % à 4 %, et vers la rationalisation des dépenses courantes. La mission du FMI a formulé des recommandations sur l’élargissement de l’assiette fiscale, la restructuration ciblée des subventions énergétiques pour préserver l’équité sociale, ainsi que l’optimisation des investissements publics prioritaires. Alors que la loi de finances pour l’exercice à venir se prépare dans un contexte international incertain, ces consultations offrent au Gouvernement un cadrage précieux pour soutenir la politique de substitution aux importations, accélérer l’intégration sous-régionale en zone CEMAC, moderniser le secteur financier et protéger le pouvoir d’achat des ménages.










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