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INSALUBRITÉ À DOUALA 4e ENTRE CAMIONS EN PANNE ET COLÈRE

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Alors que la crise des ordures ménagères paralyse une partie de l’arrondissement de Douala 4e, les dépôts sauvages se multiplient dans les zones névralgiques. Si la régie de propreté urbaine tente de pallier les carences, l’absence de solutions pérennes fait planer des menaces sanitaires et politiques majeures.

Une dégradation alarmante et des promesses non tenues

Sur le terrain, la dégradation du cadre de vie a atteint un seuil critique qui ne se limite plus au simple inconfort visuel. Les dépôts sauvages prolifèrent de manière anarchique dans l’arrondissement, à l’instar de celui observé aux abords du cimetière de Bonabéri, un site hautement fréquenté voyant passer des milliers de personnes chaque jour, transformé en décharge à ciel ouvert au mépris de la santé publique.
Face à cette urgence, la régie de propreté urbaine se bat quotidiennement pour apporter des solutions de terrain, mais ces interventions ponctuelles s’avèrent insuffisantes. Ce n’est pas seulement le spectre du choléra qui inquiète les riverains, mais bien le risque réel de décès par suite de choléra, rappelant que la propreté urbaine est le premier rempart contre les épidémies dans des quartiers à forte densité.
Pourtant, l’attente se prolonge et la situation se dégrade de jour en jour : Genelcam avait promis le renforcement de son parc automobile dès le mois de septembre dernier, mais cet engagement est resté sans suite. C’est dans ce contexte de pourrissement que le Maire de la Ville, le Dr Roger Mbassa Ndinè, a adressé un avertissement ferme au top management de Genelcam, menaçant de prendre de certaines mesures si la situation ne changeait pas. Face à l’absence d’évolution sur le terrain, le maire rappelle également la responsabilité citoyenne : « il faut que les populations fassent la discipline on ne jette pas les ordures tous les jours , on les garde 24/48 heures chez soi et on va les jeter les populations qui jettent dès quil y a une épluchure de banane on la jette dehors, ce n’est pas bon je crois qu’on ne nous aide pas à rendre la ville propre et la propreté de la ville est une affaire de tous , pas du seul maire » en attendant que de nouveaux bacs à ordures soient installés dans la ville dans les tout prochains jours.

Genelcam à Douala 5e : anatomie d’un succès passé face aux défis actuels

Ce blocage opérationnel actuel à Bonabéri contraste curieusement avec le bilan affiché par la même entreprise quelques années plus tôt. Il convient de rappeler en quoi consistait précisément la tâche de Genelcam SARL dans la commune d’arrondissement de Douala 5e, où elle a opéré avec succès de 2018 à 2025 à la satisfaction des populations.
Dans ces quartiers d’accès souvent difficile, l’entreprise assurait la pré-collecte des ordures ménagères en s’appuyant sur un dispositif logistique ciblé et rodé : des bacs à ordures de 16 mètres cubes stratégiquement positionnés, ainsi qu’une flotte de camions bennes et de camions ampiroles spécialisés. Ces équipements permettaient de vaincre les contraintes topographiques. C’est précisément l’écart entre ce savoir-faire déployé par le passé dans le 5e et la situation d’immobilisation matérielle constatée aujourd’hui à Bonabéri qui alimente l’incompréhension générale.

Entre sursaut de la régie et impératif de pérennité : l’heure des choix

Si la Communauté Urbaine multiplient les dispositions pour encadrer l’activité de pre collecte, la régie de propreté urbaine mérite d’être soutenue, mais elle ne peut seule assumer la charge d’un marché confié à un prestataire défaillant.
La grogne gagne les forces vives, à l’instar de Pierre Sonfack, chef d’entreprise résidant au lieu-dit Garage Weno, qui exprime le désarroi général : « je suggère au maire de permettre à hysacam qui a beaucoup d’expérience d’accompagner Genelcam dans ce travail, Genelcam n’a pas de matériel tous ses camions sont garés et à la sous préfecture de Bonabéri et sur le trottoir de la mairie, lorsque vous voyez dans quel état ils sont, vous vous attendez à quoi ? » avant de marteler avec gravité : « Que le maire n’abandonne pas Bonabéri entre les mains de Genelcam ». La mairie de la ville se trouve ainsi à la croisée des chemins pour reconquérir la confiance des populations.

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