
Ce samedi 25 juillet 2026, près de 900 conducteurs de moto-taxi se sont rassemblés à l’école publique d’Akwa pour composer la première phase de l’examen du permis de conduire de catégorie A. Un tournant décisif vers la discipline, l’identification et l’assainissement du transport urbain dans la capitale économique du Cameroun.
Une grande opération d’examen s’est déroulée au centre de l’école publique d’Akwa en ce samedi 25 juillet 2026. Répondant à l’appel de la Mairie de la ville de Douala, près de 900 mototaximen ont passé les épreuves du permis de conduire de catégorie A. Cette vaste mobilisation s’inscrit dans le cadre du projet d’identification, d’encadrement et de professionnalisation des conducteurs de deux-roues, maillon essentiel de la mobilité urbaine.
Le pacte de la Mairie : Accompagnement, intégration et fermeté
Présent sur les lieux pour encourager personnellement les candidats venus passer leur examen, le Maire de la ville de Douala a tenu à réaffirmer l’engagement des autorités municipales aux côtés des acteurs du secteur
« Nous sommes venus encourager les mototaximen qui sont venus par centaines passer l’examen du permis, je crois que c’est un grand pas dans la voie de la professionnalisation de ce secteur que nous avons lancé il y a quelques temps et dans laquelle nous voulons que tous les mototaximen de la ville soient identifiés et enrôlés qu’ils aient leur permis et nous pouvons mettre les mesures d’accompagnement pour que leur travail se passe bien », a déclaré le Premier magistrat de la ville.
Il a précisé la portée stratégique de cette initiative en scellant un véritable pacte social avec les candidats du jour :
« C’est un pacte que nous scellons avec les mototaximen qui sont venus passer leur permis ils auront droit dans les prochaine semaine à la remise des chasubles jaunes estampillées CUD qui permettront de les identifier par rapport aux récalcitrants, parce que malheureusement il y a encore quelques récalcitrants, mais il faut que ceux ci sachent l’on va intensifier la répression contre eux. »
Rassurant ceux qui hésitent encore à rejoindre le processus, le Maire garde la porte grandement ouverte :
« Nous invitons tout le monde, on n’a pas mis de barrière à l’entrée il n’y a aucune barrière, tous ceux qui veulent le permis viendront le faire. »
La voix du terrain : Se discipliner et s’arrimer aux normes
L’initiative de la Mairie de la ville est très largement saluée. Elle permettra aux mototaxis de maîtriser le code de la route, d’instaurer la discipline et de renforcer le respect envers les citoyens.
Tchuisseu Adolphe, conducteur de mototaxi ayant composé ce jour, témoigne de cette mutation indispensable :
« Moi j’ai fait plusieurs années de moto et je n’avais pas de permis A je n’ai que le permis B cette formation m’a permis aujourd’hui de pouvoir m’arrimer à l’évolution et à la mondialisation, et telle que nous voyons les choses, le permis A sera très important dans le futur puisqu’il y a actuellement les contrôles de la nationale et la police municipale qui réclament effectivement ce permis A donc il faut faire tout et tout pour pouvoir s’arrimer. »
Une opportunité pilotée avec les syndicats
Cette grande opération est l’aboutissement d’un plaidoyer engagé par les représentants des conducteurs. Willy Kengne, président de syndicat et porte-parole des leaders des mototaxi de Douala, exprime la satisfaction de la profession :
« Je veux dire que c’est une grâce pour nous, et c’est l’occasion pour nous de remercier monsieur le maire de la ville parce qu’il y a un an nous avons plaidé pour qu’il offre l’opportunité aux mototaximans qui sont entrain d’adhérer au processus de professionnalisation et d’assainissement d obtenir des chasubles et des permis gratuits si possible. Le maire nous a repondu favorablement et le maire a pris toutes les dispositions pour que 5000 mototaxi soient formés. »
Détaillant la feuille de route et l’organisation des candidats retenus, Willy Kengne a précisé le calendrier des examens :
« Nous sommes aujourd’hui au lycée d’Akwa pour l’examen du permis de conduire, c’est la première phase, nous aurons la deuxième phase en septembre et la troisième en octobre, et c’est formidable. Aujourd’hui nous avons eu plus 2000 mototaxi qui ont eté formés, mais à la présentation de l’examen et compte tenu de la salle 900 personnes qui ont composé, 3000 vont se présenter en septembre et le reste en octobre. »
Il conclut par un appel ferme à l’égard des retardataires :
« Pour ceux qui ne croyaient pas, ceux qui etaient en retrait, je crois que c’est l’occasion pour eux de comprendre la necessité de s’enregistrer, de s’identifier et après tel que ce que le maire de la ville a dit, ceux qui seront réfractaires à la decision de la ville trouveront les forces de l’ordre sur leur chemin. Il est important que les mototaximen qui sont des responsables se mettent en règle et bénéficient des avantages de la ville de douala. »










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