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PROJET DE LA FIFA : LE SILENCE COUPABLE ET L’ÉTERNELLE PASSIVITÉ DE L’AFRIQUE

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Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a fini par plier. Face au tollé général provoqué par son projet controversé de privatiser une partie de la gestion commerciale de l’instance, le patron du football mondial a jeté l’éponge. Ce retrait fait suite au rejet catégorique de l’UEFA et de la CONCACAF, mais surtout au coup de grâce porté le 31 juillet par la démission de son propre conseiller stratégique, Carlos Cordeiro. Ce dernier est sorti du silence en qualifiant la création de la filiale commerciale « FIFA Forward Enterprise » de véritable « mauvaise affaire pour l’avenir du football ».
Face à ce désaveu interne et à la menace d’un boycott européen, Infantino a dû faire marche arrière. Tous ont élevé la voix pour défendre l’intégrité du jeu. Tous, sauf un continent : l’Afrique.
Une Confédération aux abonnés absents
Alors que l’Europe et l’Amérique du Nord menaient le front du refus, la Confédération Africaine de Football (CAF) s’est une nouvelle fois illustrée par un silence assourdissant. Séduites par les promesses d’injecter des capitaux privés redistribués sous forme de subventions, les instances africaines ont préféré se murer dans une docilité béate plutôt que de faire entendre une vision stratégique.
Ce comportement s’inscrit dans une posture historique navrante : celle du bon élève soumis, prompt à lever la main pour soutenir aveuglément les projets de Zurich sans jamais interroger leur pertinence à long terme.
Le piège de l’éternel suiveur
En restant en arrière-garde pendant que des hauts dirigeants démissionnent par conviction éthique, l’Afrique confirme son triste statut de figurante dans le concert des nations. Comment prétendre au respect ou revendiquer une place légitime au sommet des instances quand chaque prise de position dépend des subsides distribués par la FIFA ?
Pendant que l’UEFA impose ses conditions et protège ses intérêts, l’Afrique s’aligne et attend les miettes. Ce manque d’ambition politique et d’indépendance condamne le continent à rester le dindon de la farce globale. Si l’Afrique ne décide pas enfin d’imposer sa propre voix, elle continuera d’être perçue comme un simple réservoir de voix manipulable.

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