
Ce mardi 1er septembre 2026, le Gouverneur de la région du Centre, Naseri Paul Bea, et le préfet du Mfoundi ont arpenté les points noirs de la capitale pour veiller à l’application des consignes de salubrité. Alors que les descentes ministérielles et les réunions de crise se succèdent au sommet de l’État, la résolution durable du problème repose plus que jamais sur la prise à bras-le-corps des contraintes financières de la gestion des déchets.
Des contrôles renforcés face aux actes d’incivisme
Accompagné du préfet Emmanuel Mariel Djikdent, le Gouverneur Naseri Paul Bea a parcouru plusieurs points sensibles des arrondissements de Yaoundé III et VI, notamment à Nsimeyong, à la montée de la chapelle, à Etoug-Ebe et au lieu-dit Maison Blanche à Biyem-Assi. L’objectif : s’assurer de l’effectivité des consignes édictées par le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, à l’issue d’une concertation d’urgence sur l’assainissement de la cité capitale.
Pour tuer l’insalubrité à la racine, le message des autorités régionales se veut ferme. Désormais, tout individu surpris à jeter des ordures ménagères sur la voie publique sera passible d’une amende forfaitaire de 25 000 FCFA. Parallèlement, des journées hebdomadaires de grand nettoyage ont été arrêtées, fixées notamment chaque vendredi, pour mobiliser riverains et commerçants autour de la restauration du cadre de vie.
Une volonté politique éprouvée qui attend des garanties financières
Cette mobilisation du commandement territorial s’inscrit dans la continuité directe des opérations menées ces derniers jours par plusieurs membres du gouvernement, descendus eux-mêmes sur le terrain pour intimer l’ordre de libérer la chaussée des montagnes de détritus. Mais ce volontarisme rappelle aussi des initiatives passées : avant ces interventions, le ministre de l’Administration territoriale avait déjà édicté des mesures coercitives similaires. Plus tôt encore, la ministre de l’habitat et du Développement urbain, Célestine Ketcha Courtès, convoquait les États généraux de la propreté urbaine pour dresser un diagnostic complet du secteur.
Si les intentions institutionnelles et les descentes médiatiques ne manquent pas, les Yaoundéens espèrent vivement que cette nouvelle offensive sera la bonne. Car au-delà de la discipline citoyenne et du suivi administratif, la clé du succès réside dans la régularité du service d’enlèvement. Pour que la capitale retrouve durablement son éclat d’antan, le paiement à temps et le règlement des arriérés dus à la société Hysacam ainsi qu’aux autres prestataires demeurent la condition sine qua non. Sans une soutenabilité financière garantie, les meilleures directives risquent, une fois de plus, d’être étouffées sous les ordures.










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