
Lors d’une cérémonie solennelle présidée par le Maire de la Ville, le Marché Congo de Douala a franchi un cap historique avec la remise des clés de 400 boutiques entièrement rénovées. Financé à hauteur de 400 millions de FCFA grâce au préfinancement des commerçants, ce projet d’envergure illustre le succès d’une gouvernance participative impulsée par la Communauté Urbaine de Douala (CUD), alliant sécurité, salubrité et dynamisme marchand.
Un partenariat public-privé innovant fondé sur la co-gestion
Depuis l’accession de l’exécutif municipal actuel à la tête de la Communauté Urbaine de Douala (CUD), une transformation profonde des équipements marchands a été engagée, lors de la cérémonie organisée ce mardi 30 juin, le régisseur et président du comité de gestion du marché Congo, S’exprimant au nom de l’ensemble des membres de son équipe, ce dernier a salué la vision du premier magistrat de la ville : « Monsieur le Maire de la Ville, dans votre souci constant d’améliorer et sécuriser toujours plus le cadre de déroulement des transactions , vous avez ordonné la conception et la mise en œuvre du projet de rénovation du marché Congo. L’exécution de ce projet s’est soldée par la mise à disposition de 400 boutiques aux commerçants qui ont cru en la justesse de ce projet ».
Ce modèle managérial repose sur une collaboration étroite et institutionnalisée entre la mairie et les commerçants. Présidé par le régisseur mais composé presque exclusivement de commerçants, cet organe a patiemment conduit l’exécution des travaux. Face à l’insuffisance des ressources budgétaires classiques, la municipalité a su mobiliser l’adhésion des acteurs économiques locaux par un mécanisme de préfinancement direct.
Mme Ntoney Épée, chef du secrétariat technique du comité permanent de régulation des équipements publics marchands de la CUD, rassure sur l’équité des attributions : « Il est important, il est clair que ce sont les commerçants qui ont préfinancé cette rénovation, ce sont les commerçants légalement installés qui avaient déjà les boutiques ici au marché qui sont propriétaires, en plus de cela on a ajouté 100 autres boutiques pour les commerçants qui sont installés de part et d’autre du marché, pour qu’il n’y ait plus le désordre ».
Des infrastructures modernes contre l’insécurité et l’anarchie
L’achèvement des chantiers redéfinit structurellement l’environnement de transaction. Comme l’a rappelé le régisseur lors de son allocution, les nouveaux aménagements fonctionnels offrent des commodités substantielles : autonomie hydraulique via un forage connecté, éclairage public optimal pour sécuriser le site, et installation de grilles robustes interdisant l’accès après la fermeture. Pour mettre fin au calvaire récurrent des inondations, une rigole technique a été construite à l’arrière du bâtiment, tandis que des blocs sanitaires modernes viennent restaurer la salubrité et la dignité humaine au sein du site.
Cette métamorphose concrète dissipe définitivement les inquiétudes qui pesaient sur la communauté des commerçants, où de fausses rumeurs laissaient croire qu’ils ne récupéreraient pas leurs espaces.
Okali Michael, l’un des commerçants récipiendaires, exprime son soulagement : « Je suis vraiment content de ce qui vient de se passer comme on a réhabilité le marché, c’est devenu propre et tout le monde a récupéré sa boutique donc je suis vraiment fier, le super maire était là, ainsi que toutes les autorités, c’est un grand jour… J’aimerais féliciter le maire pour son travail, je prie pour que Dieu le bénisse et lui donne longue vie pour continuer à travailler pour le bien-être des commerçants ».
Vers une extension globale des équipements marchands de Douala
La livraison de ces infrastructures ne constitue qu’une étape d’un plan de modernisation beaucoup plus vaste. Déjà, l’inauguration d’une nouvelle aile du Marché Central de Douala, édifiée sous le même paradigme participatif, est annoncée pour les prochaines semaines avec deux extensions majeures. Pour les chantiers futurs dont les coûts s’avèrent prohibitifs, la Ville prévoit de diversifier ses sources de financement en sollicitant des partenaires privés.
Au-delà du bâti, l’exécutif municipal insiste sur la vocation sociale et l’assainissement des marchés, invitant les commerçants à s’approprier pleinement ce nouvel outil de travail.
Le Maire de la Ville a ainsi formulé ses recommandations directes aux commerçants : « Les conseils sont simples, qu’ils prennent possession de leurs boutiques, qu’ils fassent de la propreté du marché, qu’ils gèrent bien les équipements qu’ils ont aujourd’hui… qu’ils participent, il n’y a rien sans participation. Je suis d’autant plus heureux que c’est lorsque nous sommes arrivés à la tête de la CUD que nous avons mis en place un système de co-gestion entre la ville et les commerçants… C’est comme cela que nous obtenons la paix dans les marchés, c’est comme cela que nous obtenons l’hygiène et la salubrité. »
Pour conclure, le Dr Roger Mbassa Ndinè, Maire de la Ville de Douala, a rappelé la réalité de cette synergie métropolitaine : « Le coût global d’environ 400 millions de francs CFA a été financé par les commerçants, en très grande partie par les commerçants… parce que voyez-vous la ville de Douala n’a pas assez de moyens pour rénover et nous sommes heureux de voir que les commerçants ont compris ce que nous voulons faire et ils nous accompagnent. Dans tous les cas, nous sommes dans une politique de rénovation de nos équipements marchands. Le marché est un lieu de socialisation, c’est un lieu de rencontre, il ne faut pas que ce soit un lieu de mauvaise pratique, un lieu d’insécurité, c’est pour cela que nous assainissons également. »










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