
La journée du 30 octobre 2026 a marquée la direction de la police municipale de Douala. C’est dans un bureau chaleureux mais rapidement exigu pour l’occasion que s’est déroulée la cérémonie de remise du prix du « Meilleur directeur de la police municipale, édition 2026 ». Décernée par le Collectif des journalistes d’investigation du Cameroun, cette distinction récompense les personnalités qui s’illustrent par leur engagement pour le développement du pays. Remis par le secrétaire général et président du jury, Ignace Youmbi, ce prix consacre les efforts collectifs menés pour transformer le visage de la capitale économique.
Expliquant les motivations de ce choix, Ignace Youmbi a souligné l’impact concret du travail mené sur le terrain : « Nous avons porté notre choix sur Mme le directeur de la police municipale parce que nous nous sommes rendus compte que le travail qu’elle abat avec ses équipes est formidable. Elle a réussi à discipliner non seulement ses collaborateurs, mais aussi les populations de la ville de Douala en ce qui concerne le désordre urbain ». Il a également insisté sur la philosophie du collectif : « Le mérite n’est généralement pas très reconnu dans notre pays lorsqu’on vit.Nous estimons que quand quelqu’un est en vie il faut lui dire vraiment vous faites bien, vous travaillez bien, continuez, allez de l’avant ».
Le dialogue et la vision du maire au cœur de la transformation de Douala
Visiblement émue mais rayonnante, Arlette Alemoka a tenu à partager cette immense joie avec l’ensemble de ses collaborateurs et sa hiérarchie, dédiant cette distinction au maire de la ville de Douala, Roger Mbassa Ndine. Pour elle, chaque avancée est le fruit d’une vision partagée et d’une méthode axée sur la proximité : « Nous décernons ce prix à celui qui nous donne des instructions, parce que n’eut été sa vision, nous ne serions pas là, le maire Roger Mbassa Ndine. Toutes les actions de la police municipale sont l’émanation du maire de la ville, c’est le maire de la ville qui veut que sa ville soit différente ».
Revenant sur les stéréotypes qui entourent souvent sa profession, la directrice a tenu à recadrer le rôle de ses agents, privilégiant la pédagogie à la coercition : « Je suis souvent gênée quand on parle de la police municipale en terme de sabots, nous ne mettons pas les sabots, nous sensibilisons… La force que nous utilisons c’est la force du dialogue et de la concertation, et notre plus grande force c’est notre ressource humaine ». Concluant son propos par un appel civique, elle a rappelé que le changement durable passe par une prise de conscience collective : « Si les Camerounais veulent que le Cameroun change, il faut qu’ils changent d’attitudes, parce que vivre en ville a des règles ».










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