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CAMEROUN : LE REDHAC TRES PREOCCUPE PAR LA CONDAMNATION KAFKAIENNE D’AMADOU VAMOULKE

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Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (Redhac) dans une récente déclaration, estime que la condamnation de Amadou Vamoulké est sans motif valable ni preuves factuelles. Le 20 décembre 2022, l’ancien Directeur Général de la chaîne audiovisuelle Cameroon Radio television (CRTV) a été condamné à 12 ans de prison ferme par le Tribunal criminel spécial (TCS) de Yaoundé-Cameroun.

Le Redhac, sa coalition-pays Cameroun et les organisations du Comité de Libération d’Amadou Vamoulké disent avoir observé le déroulement de ce procès depuis son ouverture devant le Tribunal Criminel Spécial (TCS) de Yaoundé en 2017, et s’insurgent contre «l’acharnement judiciaire sur l’ensemble des défenseur(e)s des droits humains et en particulier sur la personne d’Amadou Vamoulké; victime d’une succession de procès renvoyés après 6 ans en détention préventive à la prison centrale de Yaoundé (Kondengui)», peut-on lire dans une déclaration.

Appel au respect des lois

La pression des organisations de la société civile, de ses avocats, des médias sans oublier les nombreuses mobilisations populaires pour revendiquer le déroulement d’un procès équitable tel qu’il ressort de l’article 14 du Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques (PIDCP) à l’homme qui aura passé six (6) années de détention préventive, n’a pas ébranlé le Tcs. Le Redhac note qu’Amadou Vamoulké est poursuivi pour les soupçons de détournement de derniers publics en coaction dans le cadre de «l’opération épervier» initiée par le président de la République du Cameroun.

Le Réseau continue de demander: la libération immédiate et sans condition d’Amadou Vamoulké, ainsi que la réparation du préjudice subi; le respect scrupuleux des lois et règlements en vigueur à savoir: la constitution de la République du Cameroun, la loi N° 2016-07 du 12 juillet 2016 portant Code pénal camerounais, la loi N° 2005/007 du 27 juillet 2005 portant Code de Procédure Pénale camerounais; ainsi que les instruments juridiques régionaux et internationaux librement

ratifiés en l’occurrence: la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP), les Directives et Principes pour un procès équitable en Afrique de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples; la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants; le Pacte International Relatif aux Droits Civils et Politiques (PIDCP).

Linda Mbiapa

 

 

 


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