La commune d’arrondissement de Douala 3ᵉ a tenu, lundi 10 août 2026, son conseil municipal consacré à l’évaluation à mi-parcours de l’exécution du budget de l’exercice 2026. Présidée par le maire Valentin Epoupa Bossambo, sous la supervision de Syliac Marie Mvogo, préfet du département du Wouri et représentant de l’État, la session a permis de faire le point sur les performances financières de la commune et les perspectives pour le second semestre.
C’est dans le nouvel auditorium de la mairie de la commune d’arrondissement de Douala 3ᵉ, baptisé « Salomon Madiba Songuè », que s’est tenue cette session consacrée à la revue à mi-parcours de l’exécution du budget 2026. À cette étape de l’exercice, le niveau d’exécution des recettes se situe à 44,5 %, soit à 5,5 points du seuil de 50 % correspondant à la moitié de l’année. En matière de dépenses, le budget 2026 affiche, au 30 juillet 2026, un taux d’exécution de 29,5 %, sur la base des dépenses ordonnancées.
Pour rappel, le budget de la commune d’arrondissement de Douala 3ᵉ a été adopté en équilibre en recettes et en dépenses pour un montant total de 6,2 milliards de FCFA.
Présent à cette rencontre en qualité de représentant de l’État, le préfet du département du Wouri, Syliac Marie Mvogo, a salué les efforts consentis par l’exécutif communal malgré les difficultés rencontrées. « Nous nous trouvons dans l’enceinte de ce bâtiment flambant neuf que nous découvrons aujourd’hui. C’est la preuve du travail titanesque qui est abattu par l’exécutif communal. Nous avons tous été informés des difficultés et, nonobstant ces difficultés, nous avons tous été informés des performances de la commune de Douala 3ᵉ », a déclaré l’autorité administrative.
Le représentant de l’État s’est également dit satisfait de la qualité de la collaboration entre le maire et l’autorité de tutelle, ainsi que de l’harmonie qui prévaut au sein du conseil municipal. « Je pense que s’ils continuent à travailler comme ça, ils pourront rattraper le retard décelé aujourd’hui dans l’évaluation à mi-parcours de l’exécution du budget », a-t-il poursuivi.
Le second centre de fiscalité locale, un levier attendu
Pour le maire Valentin Epoupa Bossambo, l’exécutif communal reste optimiste quant à la capacité de la commune à améliorer ses performances au cours du second semestre.
L’entrée en fonction du second centre de fiscalité locale devrait notamment contribuer à renforcer les recettes issues de l’Impôt général synthétique (IGS), qui constitue aujourd’hui l’une des principales sources de revenus propres de la commune.
« Nous privilégions le paiement et le règlement des charges obligatoires avant le paiement de nos factures. Mais nous attendons beaucoup de ce centre de fiscalité locale pour nous permettre de remplir ce budget qui était de 6 milliards 200 millions de FCFA. Et si on incorpore l’excédent que nous n’avons pas pu faire, on pourra atteindre la barre des 7 milliards pour pouvoir remplir ce budget », a expliqué le maire Valentin Epoupa Bossambo, président du conseil municipal.
Les compétences transférées au cœur des priorités
L’évaluation a également porté sur le plan d’action semestriel relatif à l’exercice des compétences transférées. Celui-ci est chiffré à 2 130 712 000 FCFA.La répartition des ressources consacrées à ces compétences fait ressortir 12 % au titre du budget d’investissement public, 23 % provenant des partenariats et 65 % mobilisés sur les fonds propres de la commune, soit près des deux tiers de l’enveloppe.Cette situation met en évidence l’importance des ressources propres dans la mise en œuvre effective des compétences transférées aux collectivités territoriales décentralisées.
La régularité des reversements, un enjeu majeur
Au terme de l’analyse, le conseil municipal a relevé que la régularité et la célérité dans le reversement de la Dotation générale de la décentralisation (DGD) et de l’Impôt général synthétique (IGS) constituent des enjeux essentiels pour la commune.
L’exercice des compétences transférées demeure en effet fortement tributaire de la disponibilité des ressources propres. Le renforcement de la mobilisation des recettes, associé à un meilleur accompagnement financier, devrait ainsi permettre à la commune de Douala 3ᵉ de réduire progressivement le retard enregistré dans l’exécution de son budget.
La session du 10 août 2026 aura donc permis de dresser un état des lieux de l’exécution budgétaire, mais également de dégager des pistes pour améliorer les performances financières de la commune au cours du second semestre.
Georges potain likeng









Comments