
La Société des Gynécologues-Obstétriciens du Cameroun (SOGOC) a ouvert son 33ᵉ congrès ce mercredi 14 octobre 2026 à l’hôtel Sawa de Douala, sous la présidence de Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, gouverneur de la région du Littoral. Placée sous le thème « Les défis actuels en Gynécologie et Obstétrique », cette rencontre scientifique réunit des spécialistes autour des innovations médicales, de la formation continue et de l’amélioration de la prise en charge des femmes et des enfants.
En effet, pendant trois jours, les professionnels de santé réfléchissent aux défis de leur discipline, partagent les avancées scientifiques et recherchent des solutions adaptées aux réalités du système de santé camerounais. L’objectif est de contribuer à l’amélioration de la qualité des soins, notamment pour les adolescentes, les femmes enceintes et les mères.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, a souligné la portée humaine des questions abordées durant ce rendez-vous scientifique. « Ces défis touchent directement la vie, la dignité et l’avenir de nos mères, nos sœurs et nos enfants », a-t-il déclaré. 
Le programme scientifique prévoit deux conférences inaugurales portant notamment sur la contextualisation de la gynécologie et de l’obstétrique en Afrique. Les travaux se poursuivent avec cinq sessions de conférences en salle plénière et une session dans les salles annexes.
Pour le professeur Pascal Foumane, président du comité scientifique du congrès, l’innovation occupe une place centrale dans cette édition. « Nous avons souhaité que ce congrès soit tourné vers les innovations », a-t-il souligné. Cette orientation vise à favoriser le partage des connaissances et à encourager l’adoption de pratiques susceptibles d’améliorer la prise en charge des patientes.
La participation des jeunes médecins constitue également une priorité. La gynécologue Dr Ernestine Gwet Bell espère une forte mobilisation de ces derniers, qui pourront bénéficier des différentes communications, notamment celles consacrées à l’infertilité et aux nouvelles approches thérapeutiques. La spécialiste a par ailleurs soulevé la question du coût de la procréation médicalement assistée (PMA), qui représente un obstacle pour de nombreuses femmes souhaitant avoir un enfant. Elle estime qu’une subvention de ces traitements permettrait d’améliorer leur accessibilité et de soutenir les patientes confrontées à des difficultés financières.
Au-delà des échanges scientifiques, ce congrès constitue ainsi un cadre de réflexion sur les moyens de renforcer les soins gynécologiques et obstétricaux au Cameroun. Les travaux se poursuivent jusqu’au vendredi 16 octobre 2026 à l’hôtel Sawa de Douala.
*Georges potain likeng*










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