
La première édition du Salon de l’Éducation Numérique s’est tenue le 15 octobre dernier à l’hôtel Kristal Palace de Douala, sous le thème « L’éducation numérique comme levier de développement ». Présidée par NWAHA IBA, délégué régional du ministère des Postes et Télécommunications pour le Littoral, cette rencontre a réuni les acteurs du secteur autour des défis de l’enseignement numérique et de la nécessité de mettre en place une charte pour mieux encadrer son développement au Cameroun.
Le numérique s’impose progressivement dans les pratiques éducatives, mais son intégration nécessite une meilleure coordination entre les différents intervenants. C’est dans cette perspective que s’est tenue, le 15 octobre dernier à Douala, la première édition du Salon de l’Éducation Numérique. Cette rencontre a permis aux acteurs de l’écosystème de se retrouver pour échanger sur les enjeux liés à la transformation numérique de l’éducation.
Pour NWAHA IBA, l’objectif est de dépasser les discussions pour aboutir à des actions concrètes. « C’est la première édition de ce salon au Cameroun. Nous parlons tous d’éducation numérique, mais nous n’avions pas encore eu l’occasion de réunir, dans une même salle, tous les acteurs de cet écosystème », a-t-il déclaré. Il préconise la mise en place d’un groupe de travail chargé d’élaborer une charte de l’éducation numérique afin de définir les responsabilités de chacun et de favoriser une collaboration efficace.
Le responsable souligne également la nécessité de dépasser la simple transposition des cours traditionnels sur Internet. « Beaucoup de gens parlent d’enseignement en ligne, mais fondamentalement, ce qui se passe, c’est que des salles de classe sont dépassées », a-t-il relevé. Selon lui, une véritable transformation suppose que chaque intervenant joue pleinement son rôle, notamment dans le développement des infrastructures et l’accompagnement des usages éducatifs.
De son côté, Astride NGUEGOUA, directrice et ingénieure en pédagogie multimodale, rappelle que l’éducation numérique implique une évolution des méthodes d’apprentissage. « L’éducation numérique, c’est bien apprendre les nouvelles technologies de l’information, notamment les plateformes éducatives. À partir de là, on voit que l’élève et l’enseignant ne sont plus dans le même cadre », explique-t-elle.
Elle estime que le numérique, déjà présent dans plusieurs secteurs comme la finance et la santé, doit également bénéficier d’un cadre éducatif adapté pour faciliter l’accès aux connaissances. Le principal défi réside toutefois dans l’ingénierie pédagogique : disposer d’Internet et de ressources numériques ne suffit pas, encore faut-il savoir les exploiter efficacement. L’enseignant doit ainsi accompagner les apprenants dans la compréhension, l’analyse et l’utilisation de l’information.
Au terme de cette rencontre, la proposition d’une charte de l’éducation numérique apparaît comme une piste pour mieux structurer le secteur. L’enjeu est désormais de transformer les échanges en actions concrètes afin que le numérique contribue durablement à l’amélioration de l’éducation au Cameroun.
*Georges potain*










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