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GESTION DES ORDURES À DOUALA 4eme : LE SCANDALE D’UN MARCHÉ DE 14 MILLIARDS AU RÉSULTAT DÉSASTREUX

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Malgré un contrat de gré à gré de 14,25 milliards de FCFA attribué à la société GENELCAM SARL, le quotidien des populations de Bonabéri a viré au cauchemar sanitaire. Entre une flotte de camions à l’abandon et un taux de collecte effondré, l’arrondissement de Douala 4ème sombre sous les montagnes d’ordures, soulevant une vague d’indignation et de contestation quant à la reconduction de ce marché.

Un marché de gré à gré colossal pour un fiasco immédiat
L’autorisation octroyée par le Ministère des Marchés Publics, suite à l’accord de la Présidence du 10 novembre 2025, a confié à GENELCAM SARL l’exclusivité du Lot n°3 (collecte et nettoyage) pour cinq ans, via une tranche ferme d’un an et quatre tranches conditionnelles. D’un montant global de 14,25 milliards de FCFA, cette procédure directe sans mise en concurrence devait pallier l’urgence. Pourtant, le bilan est catastrophique : du marché Grand Hangar à Ndobo, en passant par Forêt Bar, l’Échangeur, le carrefour Château ou le Centre Équestre, jusqu’à l’entrée de forêt bar l’espace urbain est complètement asphyxié par les immondices.

Une faillite logistique : 6 camions actifs et une flotte à la rouille
L’amertume des riverains est telle que plusieurs en viennent à regretter l’ancien prestataire Hysacam. Sur le plan opérationnel, l’amateurisme est flagrant : sur les 25 camions contractuels requis, seuls 6 sont mobilisés. Le reste de la flotte gît à l’arrêt, entassé dans la cour de la sous-préfecture ou abandonné à la rouille à la décharge municipale de Nyalla PK10. « Le nouvel opérateur a toutes ses voitures en panne… Je me demande si son siège n’est pas à la sous-préfecture », s’insurge un conseiller municipal impuissant. Résultat : le taux de collecte mensuel plafonne à seulement 29 % de l’objectif fixé à 6 600 tonnes. Dans le souci d’équilibrer l’information, nous nous sommes rapprochés des responsables de l’entreprise GENELCAM SARL, mais ces derniers n’ont pas souhaité répondre à nos préoccupations.

L’heure des comptes 
Face au fossé béant entre les réglementations officielles et la réalité du terrain, la colère monte d’un cran. Alors que le déclenchement de chaque tranche conditionnelle d’un an est théoriquement subordonné à la qualité des prestations, l’avenir du contrat pose question.
Pourtant, la légèreté avec laquelle les élus municipaux traitent cette question lors des conseils de la communauté urbaine — organe délibérant par excellence — ressemble à une complicité passive. À croire qu’ils n’ont pas à cœur les prochaines échéances électorales législatives et municipales à venir, oubliant que les citoyens, eux, subissent ce désastre au quotidien.
Après une année de galère environnementale, les populations exigent désormais un audit d’urgence du marché et s’interrogent : la ville prendra-t-elle le risque de reconduire GENELCAM au détriment de la santé publique et du bon sens politique ?

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