La 24e édition de la campagne « Vacances sans Sida » a officiellement pris fin mardi 1er septembre 2026 à Douala, au cours d’une cérémonie organisée dans la salle polyvalente des services du gouverneur de la région du Littoral. Placée sous le thème « Vacances responsables, Jeunesse sans Sida » et pilotée par le Comité régional de lutte contre le VIH/Sida du Littoral, sous le haut patronage de Chantal Biya, Première Dame du Cameroun, la campagne a permis de former 150 pairs éducateurs et de toucher des centaines de milliers de personnes dans les quatre départements de la région.
Initialement, les organisateurs s’étaient fixé pour objectif de former 50 pairs éducateurs afin de renforcer la sensibilisation des jeunes durant les vacances. Au terme de la campagne, ce sont finalement 150 pairs éducateurs qui ont été formés et déployés dans les départements du Wouri, de la Sanaga-Maritime, du Nkam et du Moungo.
Cette performance traduit, selon les organisateurs, l’implication de plusieurs parties prenantes dans une campagne qui se veut multisectorielle. « La lutte étant multisectorielle, avec la participation des autres parties prenantes, nous avons atteint une performance de 300 personnes. Nous avons réussi à former 150 pairs éducateurs dans la région du Littoral », a expliqué Victorine Nyongui Ngo Ntamack, coordonnatrice du GTRL.
Une campagne élargie à d’autres maladies
L’édition 2026 s’est distinguée par une approche plus large de la prévention. Au-delà du VIH/Sida et des infections sexuellement transmissibles (IST), les activités de sensibilisation ont également intégré le paludisme, la tuberculose et le mpox. « On ne parlait pas seulement du VIH, on ne parlait pas seulement des infections sexuellement transmissibles. Vacances sans Sida a intégré la lutte contre le paludisme et la tuberculose et, avec la participation de la région du Littoral, nous avons ajouté la lutte contre le mpox », a précisé Victorine Nyongui Ngo Ntamack.
Sur le terrain, les 150 pairs éducateurs ont multiplié les séances de sensibilisation, les causeries éducatives, les rencontres entre acteurs et les activités de conseil et d’accompagnement.
Près de 260 000 personnes accompagnées
Selon les chiffres communiqués lors de la cérémonie de clôture, près de 260 000 personnes ont bénéficié d’un accompagnement direct à travers les différentes activités, notamment les causeries éducatives, les rencontres B to B, les séances de conseil et la distribution de préservatifs.
Par ailleurs, les messages de prévention relayés par les médias auraient permis de toucher près de 10 millions de personnes dans la région. Les responsables de la campagne évoquent ainsi une progression de 65 % par rapport aux résultats enregistrés en 2025.
Le VIH reste une préoccupation chez les 15-24 ans
Sur le volet du dépistage, la campagne a permis d’identifier 67 personnes vivant avec le VIH. Parmi elles, 16 connaissaient déjà leur statut et étaient sous traitement antirétroviral. Les 51 autres personnes ont été orientées et mises sous traitement. Les résultats mettent particulièrement en évidence la vulnérabilité des jeunes âgés de 15 à 24 ans, qui constituaient la principale cible de la campagne. Parmi les 51 nouveaux cas pris en charge, 30 concernaient des filles contre 21 garçons.
Présente à la cérémonie au nom du gouverneur du Littoral, Mme Bayiha a salué l’implication des jeunes dans cette campagne. « Je voudrais féliciter les jeunes parce qu’ils ont été acteurs d’une campagne qui leur était destinée », a-t-elle déclaré.
Au-delà des chiffres, cette 24e édition met ainsi en lumière l’importance de maintenir les actions de prévention de proximité et de renforcer l’accès des jeunes à l’information, au dépistage et aux services de santé adaptés.
Georges Potain Likeng










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