
Pour marquer la réappropriation de son histoire liée à la Première Guerre mondiale, la cité balnéaire de Kribi s’est rassemblée le 24 septembre 2026 lors d’une cérémonie officielle de restitution historique. Un événement fondateur d’hommage et de transmission mémorielle.

Des recherches inédites sur le passé local
Ce 24 septembre 2026, l’Hôtel de ville de Kribi est devenu le théâtre d’un rendez-vous mémoriel d’une grande solennité. Réunissant autorités civiles, militaires, dignitaires traditionnels et représentants des médias, cette rencontre a mis en lumière un chapitre souvent méconnu de la Grande Guerre au Cameroun.
À l’origine de cette avancée, les investigations rigoureuses menées par Sa Majesté NTUMBWANI, la Reine Michèle Gaëlle MAHOUVE IV. Son travail d’exploration dans les archives françaises a permis de mettre au jour les réalités vécues par le peuple Batanga et les populations locales entre 1914 et 1918. Port stratégique majeur, la cité s’est retrouvée au centre des tensions militaires. Les exposés présentés ont ainsi révélé l’impact direct du conflit sur le quotidien des habitants, le coût humain payé par les communautés et le rôle clé joué par les acteurs locaux durant cette période troublée.
Le devoir de transmission pour les générations futures
L’initiative ne s’arrête pas à cette première restitution. Un collectif de chercheurs va poursuivre ces prospections pour affiner la connaissance scientifique du passé kribien. En exhumant ce patrimoine enfoui, la municipalité et les autorités traditionnelles réaffirment la nécessité d’offrir des repères solides à la jeunesse et de consolider l’identité culturelle régionale.
La portée symbolique de cette démarche a été scellée dès l’ouverture des travaux par le message marquant du Maire de la Ville : « Un peuple qui oublie son histoire est un arbre sans racines. » Une formule majeure qui incarne l’esprit de ce chantier historiographique désormais engagé.










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