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INONDATIONS A DOUALA :ENTRE EFFORTS D’AMÉNAGEMENTS ET DÉFIS DE L’URBANISATION

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Les fortes pluies tombées sur Douala ce vendredi 11 septembre 2026 ont de nouveau rappelé la vulnérabilité de la métropole économique face aux aléas climatiques. Si les images de rues submergées suscitent l’inquiétude, elles ne doivent pas occulter une réalité fondamentale : la ville résiste mieux qu’auparavant. Il y a encore quelques années, des précipitations d’une telle intensité auraient causé des dégâts bien plus lourds et paralysé la cité de manière durable.

Un plan d’action structuré porté par la Mairie de la Ville
Cette amélioration relative n’est pas le fruit du hasard. Sous l’impulsion du Maire de la Ville, le Dr Roger MBASSA NDINE, la lutte contre les inondations est devenue un chantier prioritaire. Un travail colossal et structuré a été engagé à travers le curage des vanneaux et le nettoyage systématique du réseau d’assainissement, l’amélioration et recalibrage des infrastructures existantes, ainsi que la réhabilitation et création de nouveaux canaux afin d’optimiser le débit des eaux pluviales. À cela s’ajoute la modernisation du suivi hydrologique avec le déploiement de systèmes d’alerte précoce pour anticiper les crues. Ce réseau d’ouvrages entretenus et surveillés a permis de limiter l’impact des pluies torrentielles, même si la saturation temporaire des exutoires face à la marée haute reste une contrainte naturelle majeure.


Des obstacles D’aménagement et un immense défi à relever
Néanmoins, malgré tout ce qui a été accompli, le chemin à parcourir reste encore long et beaucoup reste à faire sur le terrain. La vulnérabilité de la ville demeure amplifiée par une occupation des sols parfois déconnectée des réalités hydrologiques. Au quartier Bekoko dans l’arrondissement de Douala 4e également touché par les débordements, le désarroi reste vif chez les riverains. « Les eaux sont montées très vite dans les maisons. On voit bien que des efforts sont faits ailleurs, mais chez nous à Bekoko, la situation reste critique et nous avons urgemment besoin de solutions durables », témoigne Hubert habitant du secteur.
Par manque de foncier accessible, les ménages modestes s’installent dans les bas-fonds comme Bepanda ou Missokè, parfois avec des titres fonciers délivrés dans les emprises de drains. De même, à Denver, des lotissements de standing ont été aménagés par des remblais dans le bassin de rétention de Bonamoussadi et Kotto, sans respecter le bassin versant du Tongo’a Bassa. Couplées à l’obstruction des caniveaux par les déchets, ces dérives rappellent que la Ville doit accélérer ses travaux tout en exigeant un respect strict du plan d’occupation des sols.

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