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La ville de Yaoundé lutte contre les constructions anarchiques

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Près de 100 constructions anarchiques ont été détruites le 8 septembre dernier à Yaoundé sous les instructions de Luc Messi Atangana, le maire de la ville.

Les destructions ont eu lieu le long de l’axe Messamendongo – Nsimalen. Selon la CRTV qui rapporte l’information, les bâtiments détruits ne répondaient pas aux normes de construction, sans compter le danger imminent qui guettait les populations. En effet, selon le maire de la ville, il y aurait « un éventuel affaissement des sols à cause des constructions anarchiques sur ce tronçon Odza-bonne 10 », déclare-t-il.

Même si c’est toujours un triste spectacle de voir des habitations détruites et des familles se retrouver à la rue, il faut relever que ce type d’opérations ne se fait jamais sans avertissement, que la plupart du temps ignorent les habitants concernés. « Une campagne de sensibilisation avait été lancée sur ce site. En effet, des maisons ont été construites sur un site de distribution d’eau. C’est dire qu’à tout moment cette population est sous la menace d’un affaissement de terre. Donc cette action est salutaire », explique un des agents de la police municipale sur place.

Mais pour certains, cette action est illégale car ils détiennent les titres fonciers de ces terres pour le prouver. « Il est inadmissible que l’on puisse détruire une maison, sur un terrain dont je possède le titre foncier. Tout ce que nous savons, c’est que c’est le maire de la ville de Yaoundé est venu casser sans avertissement. Ils ont dit avoir un ordre de mission qui a été signé la veille, seulement, cet ordre ne nous a pas été présenté. Nous leur avons demandé ce qu’ils comptent faire de ces espaces par la suite, ils nous ont répondu que c’est la propriété de la Sic (Société immobilière du Cameroun). Ce qui n’est pas vrai », se plaint Adam Ebana Henry 1er, chef de 3ème degré au quartier Messamendongo.

Si certains saluent le travail abattu par la mairie dans ce sens, ils ne manquent pas de relever l’importance de suivre les procédures préalables à ce type d’expropriation, à savoir la sensibilisation des populations, qui dans ce cas se plaignent de n’avoir pas été informées, contrairement aux déclarations des agents de la police municipale sur les lieux. « Je pense que la mairie fait bien son travail, le problème, c’est qu’il faut au moins prévenir avant de venir tout mettre en ruine car, c’est très touchant de voir son activité ou son domicile détruit comme ça », estime un commerçant.

Pour le reste les opérations similaires se poursuivront dans le reste la ville, comme récemment à Douala, même si elles rencontrent souvent l’opposition des citoyens touchés.

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