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LES REGLES DE LA SUCCESSION DANS LE CANTON AKWA.

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Le chef de famille de la famille régnante BONADIKA  frappe du point sur la table et remet les choses jusqu’à nouvel l’ordre telles que conçues et reçues par ses pères fondateurs.

Eu égard, la bataille féroce que se livre  les princes de la grande famille régnante Bonadika  pour l’accession à tous les prix au trône ès qualité de Roi des Bonambela cumulativement avec celle de  Chef Supérieur du canton akwa suite à la vacance d’icelle avec la disparition  naturelle de sa défunte majesté « KING DIN DIKA AKWA III Charles » survenu début Décembre 2020 et dont les obsèques officiels se sont déroulés du 20 au 25 Septembre 2021, l’inutilité de celle-ci( bataille) ne cesse de prendre des proportions multidimensionnelles inquiétantes, semant au passage toutes sortes de confusion, de division et de querelles intestines et fratricides sujettes à une problématique  sur l’existence réelle ou non d’éléments culturels de la singularité et d’identification propres au peuple  AKWA pour faire table rase et ramener la paix en considération de la place et le privilège que le défunt «  KING DIKA AKWA MPONDO » Roi des Bonambela  et  Chef Supérieur du canton akwa a joué dans la formation de la nation camerounaise lors de la signature de l’établissement de l’acte de naissance( Traité Germano- Douala) de la République du Cameroun.

Il ya donc urgence et péril en la demeure  pour un retour définitif à la paix, élément fédérateur du vivre ensemble de notre nation en général et du peuple akwa en particulier par un certain nombre d’élément de preuve et d’indicateurs fiables et crédibles afin que pareilles scènes ne se reproduisent plus et qu’icelui retrouve ses lettres de noblesses aux yeux du monde entier.

Avant l’accession au trône de «  KING DIKA MPONDO AKWA », suite à la mort de son père le « KING MPONDO AKWA » du fait de son privilège de fils ainé de la première épouse, la famille régnante du canton akwa se nommait «BONAMPONDO », laquelle fut fondée par son premier ROI «  KING NGAND’AKWA KU MAPOKA » vers les années 1800, entretenant alors un foyer polygamique de plusieurs  femmes, c’est le fils ainé et unique de sa première épouse la Reine mère, le Prince  DIKONGUE AKWA qui lui succéda, ce dernier ayant renoncé au trône quelques temps après et n’ayant pas laissé de descendant, les droits coutumièrement acquis de son père passèrent manu militari à son cadet, le Prince MPONDO AKWA, fils ainé de la seconde épouse qui dévinre  ROI, lequel mettra alors au monde et qui lui succédera le  «  KING DIKA MPONDO AKWA »,

L’arrivée du «  KING DIKA MPONDO AKWA » comme de coutume avec l’accordéon de sa trentaine de femme et la multitude des descendants males issus de ces différents lits, ce dernier dans sa capacité visionnaire prévisionnelle de garantir la paix, la pérennité et la stabilité de sa démographie présente et future, il s’écartera de  la famille «BONAMPONDO » de ses pères pour fonder ce qu’on appelle aujourd’hui «famille régnante BONADIKA » constituée uniquement de ses épouses et enfants.

Poursuivant ainsi son œuvre réformateur, icelui procédera à une structuration hiérarchisée de sa famille en regroupant et en répartissant sa trentaine de femme en sept(07) familles dont il nominera respectivement FOYER (c’est-à-dire constitué de plusieurs femmes dans un ordre précis) et attribuera à chacun des compétences et des privilèges bien précis. Ainsi :

  • Premier foyer est Békéné: c’est dans ce foyer que sortira toujours le Roi des Bonambela,  Chef Supérieur du canton Akwa et chef de famille de Bonadika.
  • Deuxième foyer est Etalé : c’est dans ce foyer que sortira toujours l’assistant du chef pendant son règne qu’on nomme aujourd’hui Premier Notable.
  • Troisième foyer est Mouta’Penya: c’est ce foyer qui assurera toujours le secrétariat de la famille Bonadika.
  • Quatrième foyer est woudje Kwin: c’est ce foyer qui dispose du privilège de la trésorerie  de la famille Bonadika.
  • Cinquième foyer est Timbo: ce foyer est chargé de la communication.
  • Sixième foyer est Ndongo’a Din : ce foyer est chargé d’assurer la sécurité.
  • Septième foyer est Ndongo’a Ndoumbe : ce foyer est chargé d’assurer le partage.

A titre indicatif et afin de lever toute équivoque sur cette illustration, vous trouverez tant dans le certificat de coutume relatif aux famille et notable de Bonéléké du 23 Novembre 1973 en ses pages 3 dernier paragraphe et 4, 2ème paragraphe dont je cite « le Chef Supérieur d’Akwa, Chef du quartier Bonéléké, chef de la famille régnante Bonadika parce qu’il est le Chef du premier foyer de Bonadika », que dans le mémorandum du village Bonéléké édicté de son vivant par sa défunte majesté « KING DIN DIKA AKWA III Charles » en sa page 6 avant dernier paragraphe dont je cite « effectivement comme de coutume, la Cour Royale de DIKA MPONDO est composée de : le clan Békéné d’où provient le Chef de famille(Sango’a Mboa),chef du village Bonéléké et Roi des Akwa(…) », et page 11 dont je cite « de ce que le chef du village Bonéléké est Monsieur MPONDO BETOTE AKWA Clément(de regretté mémoire) un des descendants de sa défunte majesté  KING BETOTE DIKA AKWA Ernest ».

Il y a donc lieu de constater que faisant une application littérale et stricte de ces dispositions coutumières, aucune élévation de voix ou un quelconque tiraillement n’a raison d’être dès lors que chaque membre de Bonadika connait par cœur ces règles et son foyer familiale ainsi que ses compétences matérielles.

En guise d’exemple concret, Monsieur DIKA DIKA Frantz est à ce jour le Premier Notable de Bonadika du  fait qu’il appartient au foyer Bonétalé  et qu’il a hérité coutumièrement de son père en qualité de descendant.

Et ce sont ces violations flagrantes et revirement illégaux coutumiers à la peau dure hautement  décriées devant toutes les instances compétentielles et légales depuis le décès du KING BETOTE DIKA AKWA Ernest qui sont à l’origine de tous les malaises dont est victime le peuple akwa, devenu spectateur de son devenir.

Existe il des instruments ayant codifié le mode successoral du canton akwa ?

L’arrivée des forces d’occupation ayant cruellement violé la structuration hiérarchisée de famille régnante BONADIKA telle que conçue par son père fondateur le  KING DIKA  MPONDO AKWA, du fait de sa destitution et sa déportation forcée à Campo d’une part et d’autres part de la rotation successorale de ses fils imposée selon la volonté desdites forces amenèrent ceux-ci à une bataille analogue dont vit le canton akwa actuellement relativement à l’application de la coutume en matière successorale selon leurs us et coutumes.

Dans l’optique de mettre un terme à cette guerre fratricide, ils saisiront en premier ressort le Tribunal de Race du Deuxième Degré de Douala qui se prononcera le 02 Février 1939 en faveur du mode successoral patriarcal, c’est-à-dire de père en fils en excluant les collatéraux. La prérogative revenant au fils ainé du premier lit.

N’étant pas entièrement satisfait de la décision, iceux se pourvoiront par devant la Chambre Spéciale d’Homologation du Cameroun, laquelle suivant son arrêt N°106 du 07 Juin 1939 revêtu de l’autorité de la chose jugée confirmera et homologuera purement et simplement le jugement attaqué en toutes ses dispositions en ce que : 4ème rôle, 2ème paragraphe « attendu que les documents versés aux débats indiquent qu’en coutume Douala le chef de clan, désigné sous le nom de King détient tout ensemble le pouvoir politique et les droits patrimoniaux de sa gens » ; 3ème paragraphe « qu’à sa mort ses droits passent au fils ainé de son premier mouébé et ne peuvent être dévolus aux autres suivant leur rang coutumier qu’autant que celui qui leur est préférable est incapable de profiter des ses droit ou y a renoncé ». 5ème rôle avant dernier et dernier paragraphe « qu’aucune dichotomie n’a été faite qui séparât les droits patrimoniaux des droits politiques(…) ; « qu’il est sans objet, par suite de rechercher, si en d’autres circonstances et pour d’autres familles de coutumes douala » purgeant à cet effet toutes les difficultés interprétatives et autres pouvant s’élever à l’occasion d’un différend coutumier entre les membres de la famille régnante Bonadika en particulier et de tous les sawa en général.

En sa qualité de dernier fils du KING DIKA MPONDO AKWA à exercer le pouvoir en tant que Roi des Bonambela, le défunt KING BETOTE DIKA AKWA Ernest sous l’égide des autorités administratives, parlementaires et traditionnelles en date du 23 Novembre 1973 a dans ce qu’on nomme juridiquement un certificat de coutume réitéré en tirant sa conformité aux dispositions de l’arrêt sus évoqué de ce que la dévotion successorale dans le canton akwa est patriarcale à tous les stades de la famille. Selon cette formule « on devient chef parce qu’on est le substitut juridique du défunt père », page 4 dernière ligne du1er paragraphe.

Ce sont ces deux documents exclusivement qui contiennent  toutes les règles coutumières relatives à la succession à tous les stades familiaux  dans le canton akwa, et devant servir de base à tout litige successoral dans le canton akwa.

Ce qui tient lieu d’épilogue sur cet argumentaire justifié preuve en l’appui est de remarquer que ce sont exclusivement les enfants du défunt qui sont saisis de plein droit de tous ses droits , devoirs et obligations aux motifs ayant entrainé la vacance de la chefferie et non les collatéraux. Ce qui justifie même la conformité de la coutume des akwa avec le droit écrit portant sur les successions au point d’observer la constance universelle du mode successoral d’ascendant à descendant, confirmant que la dévotion successorale dans le canton akwa est patriarcale, c’est-à-dire de père en fils.

L’intérêt d’une pareille succession tient de ce que le monarque régnant est en contact direct avec ses descendants dans l’éducation et le transfert des valeurs ancestrales dont il est le gardien. «  La coutume est la manifestation d’un droit existant ».

  L’origine des guerres intestines entre les princes Bonadika.

En réalité depuis le décès du KING BETOTE DIKA AKWA Ernest survenu le 04 Septembre 1976, le peuple akwa assiste impuissamment à la violation les règles  relatives à la dévolution successorale traditionnelle telles que conçues, léguées et légalement codifiées par plusieurs instrumenta  par les pères fondateurs de la dynastie du royaume du canton Akwa lesquelles ne cessent  de prendre des trajectoires maladroites et bancales en s’écartant totalement de ses valeurs coutumières ancestrales pour plusieurs raisons.

  • La mauvaise interprétation et de l’application des dispositions du décret N°77/245 du 15 Juillet 1977 portant organisation des chefferies traditionnelles.

Dans le souci de préserver l’ordre public, les bonnes mœurs, la sécurité des biens et des personnes, l’Etat  en pondant le décret sus évoqué a voulu encadrer, veiller et accompagner les peuples  autochtones dans la désignation de leurs chefs traditionnelles.

Le législateur en employant les expressions « toute chefferie traditionnelle est placée sous l’autorité d’un chef (…)formée selon la tradition locale » et « les chefs traditionnels sont en principe choisis au sein des familles appelées a exercées  coutumièrement le commandement traditionnelle (…) » des articles 6 et 8 du décret sus référencié laisse entrevoir littéralement et spirituellement de ce que le législateur reconnait a chaque peuple autochtone des valeurs coutumières propres pour le mode de désignation de son représentant et ne saurait s’interférer en imposant des règles traditionnelles autres que celles jadis existantes .

En l’espèce, selon la coutume des akwa :

  • c’est le foyer Békéné de la famille régnante  Bonadika qui est seul investi du privilège et de la compétence de choisir et de présenter  le futur Chef Supérieur du canton akwa tels que l’exige sa tradition. Tout autre procédé contraire s’avère faux et constitue une violation au droit coutumier des akwa depuis son avènement.

 

  • « on devient chef parce qu’on est le substitut juridique du défunt père », page 4 dernière ligne du1er paragraphe du certificat de coutume du 23 Novembre 1973.

 

  • qu’en coutume Douala le chef de clan, désigné sous le nom de King détient tout ensemble le pouvoir politique et les droits patrimoniaux (…) qu’à sa mort ses droits passent au fils ainé de son premier mouébé (…) qu’aucune dichotomie n’a été faite qui séparât les droits patrimoniaux des droits politiques. Confère    arrêt N°106 du 07 Juin 1939  de la Chambre Spéciale d’Homologation du Cameroun devenu irrévocable et définitif.

 

S’agissant de l’autorité administrative compétente en l’espèce, ces prérogatives en la matière comme l’exigent les articles 10 à 12 du décret suscité consistent à consulter la notabilité.

La consultation de la notabilité dans le processus de désignation d’un chef traditionnel consiste ici  en une sorte d’enquête de moralité sur le prince héritier choisi et présenté par la famille coutumièrement compétente appelée à exercer le commandement traditionnel par les notables à l’initiative de l’autorité administrative habilitée à cet effet.

Elle doit s’opérer par une sorte d’audition des notables sur des questions objectives telles que : l’origine ou l’appartenance effective du prince héritier à la famille régnante et son statut de fils ainé de son premier lit ,l’effectivité exacte de son domicile dans son futur territoire de commandement ,la maitrise de la langue maternelle et des coutumes par ce dernier comme il ressort des dispositions du procès-verbal du débroussaillement de la Cour Royale du défunt du Roi DIKA MPONDO et d’intronisation de son fils la défunte majesté BETOTE AKWA  du 10 février 1935 .

Ce que renchérit l’esprit de l’économie de l’article 8 du décret suscité qui laisse entrevoir qu’il n’appartient pas aux notables de choisissent pas directement le chef, car la qualité de notable dans le canton akwa n’est pas liée à celle de membre de la famille régnante  Bonadika. Il s’agit d’un contrôle à postériori.

A contrario et où se situe le nœud de tous les déchirements observés entre les princes est qu’après la mort de BETOTE AKWA survenu le 04 Septembre 1976 malgré la panoplie des recours en dénonciation et actions pendants à cet effet devant toutes les autorités de la chaine procédurale de désignation de ses différents successeurs.

PRIMO : toutes les clauses coutumières codifiées et régissant la succession sont bafouées.

SEGUNDO : la consultation telle que prévue par le décret en objet s’est transformée en un véritable scrutin à plusieurs candidats bafouant  ainsi toutes les règles coutumières du canton akwa. Au point de s’interroger comment son successeur coutumier est un collatéral et le successeur de son successeur est également collatéral de ce dernier alors que de ses œuvres avec ses différents lits sont issus une panoplie de descendants ?

Pour preuve, le parcours ces derniers jours de presque toutes les vitrines d’information transpirent de ce qu’il existerait  plusieurs candidats en lice au trône vacant de la Chefferie de Premier Degré du canton d’akwa et que le Premier Notable a récemment projeté et tenté d’organiser illégalement un passage en force(une réunion) de présentation de son candidat comme nouveau KING que les Bonadika auraient choisis, laquelle fure interdite par les autorités administratives.  Toutes démarches contraires à la coutume car il ne s’agit nullement d’une république.

 

Quel instrument ou disposition coutumier des akwa depuis son avènement a institué le système de vote à plusieurs candidats ?

Quelle disposition coutumière du canton akwa dispose que les droits patrimoniaux et politiques du défunt soient séparés et partagés entre ses descendants et des collatéraux?

Peut-on encore parler de coutume au sens propre du terme ?

Cette problématique est assez pertinente et doit être une mise en garde aux princes Bonadika dès lors que ce n’est pas DIKA MPONDO AKWA qui est le  fondateur de la dynastie akwa mais plutôt NGAND’AKWA KU MAPOKA et donc tous les Bonampondo sont en droit de revendiquer la qualité de famille régnante et successibles au trône.

Cette prérogative dont se prévalent aujourd’hui les Bonadika n’est que la transposition de l’application du sacro-saint principe de la primauté du droit spécial (famille Bonadika) sur le droit général (famille Bonampondo) et devrait être transposé de la même manière entre  le foyer Békéné et la famille Bonadika relativement à la compétence chefale.

Je tiens coutumièrement à rappeler que seul le Chef de famille Bonadika est habileté à convoqué une réunion relative au choix et à la présentation du nouveau monarque sur instruction des autorités eu égard à la pandémie du covid-19.

S’agissant de l’article 13 pris en 3ème tiret du décret suscité qui exige une copie de l’acte de naissance du futur monarque. Cette exigence n’a d’autre finalité que la vérification de la filiation ou le rattachement juridique avec le défunt monarque pour s’assurer de l’effectivité de la relation ascendant-descendant (père et fils) telles que contenues clairement et démontrées supra dans les deux instrumenta servant de code juridique traditionnel des akwa.

L’Etat  afin de corriger toutes ces violations et dérives coutumières et remettre les choses dans l’état où elles se situaient avant toutes ces entraves illégales a inséré des dispositions imprescriptives contenues en l’article 16 ,2ème paragraphe dont je cite littéralement « toutefois, la décision prise peut être rapportée, s’il est établi que l’autorité compétente a été induite en erreur ». Cette démarche juridique visant à mettre en garde toute velléité malveillante des personnes intéressées directement ou par ricochet de toutes sortes de manœuvres dolosives à dessein est vouée à l’échec.

En définitive dans l’optique d’éradiquer définitivement ces atteintes graves à nos us  et coutumes afin que de telles déviances  ne se répètent, la désignation du prochain chef supérieure du canton akwa se fera désormais en application stricto sensu des règles coutumières contenues tant dans l’arrêt N° 106 que du certificat de coutume de 1973  et suivant le protocole décrit dans le procès-verbal du 10 février 1935 :

Prince Kouo Mapoka Bétote Edouard

Chef de la Famille Bonadika Akwa Douala

 

Léopard Sportif De Douala :BEN DECCA limogé.

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