
Malgré une forte chaleur qui s’est abattue ce mercredi 28 octobre sur la ville de Douala la mobilisation n’a pas faibli. À l’appel de la 5e édition de la Semaine de la mobilité urbaine, c’est une foule déterminée et enthousiaste qui s’est ralliée au carrefour Ndokoti, dans le 3e arrondissement de Douala. Entre participants à vélo, en rollers et à bord de motos électriques, une joyeuse caravane a parcouru une dizaine de kilomètres sous le regard curieux et conquis des riverains. Plusieurs habitants ont d’ailleurs emboîté le pas aux organisateurs, transformant cette opération de sensibilisation en une véritable fête populaire dédiée aux enjeux environnementaux et économiques de la cité.
Une vision inclusive pour une mobilité durable et partagée
Placée cette année sous le thème « La mobilité pour tous, accompagner la transition vers une mobilité durable », cette édition met en lumière le rôle central des transports dans le développement urbain. Dans une métropole en pleine expansion comme Douala, se déplacer efficacement représente un enjeu capital, tant pour la qualité de vie que pour l’économie locale.
« Dans une ville, la mobilité est très importante, elle est très importante pour les opérateurs économiques, pour tout le monde, parce que vous savez, quand on gagne du temps, on gagne de l’argent », a souligné Mme Nana Sunu Annie, coordinatrice du projet d’accompagnement pour les communautés urbaines de Yaoundé et de Douala.
L’initiative, soutenue techniquement par Bordeaux Métropole et financée par l’Union européenne, vise à enseigner l’usage de modes de déplacement propres et intelligents face aux défis des changements climatiques. Qu’il s’agisse de marche douce, de vélos ou de transports collectifs, chaque maillon de la chaîne de déplacement trouve sa place, à l’image du futur projet de Bus à Haut Niveau de Service (BRT) annoncé par la ville pour structurer l’offre de transport.
Vers l’ère de la moto électrique et des mobilités propres
Au cœur des messages portés lors de cette étape de Ndokoti figure la nécessité de repenser l’utilisation des deux-roues motorisés en milieu urbain. Alors que les motos thermiques dominent encore le paysage et pèsent lourdement sur la qualité de l’air, la transition vers des alternatives écologiques s’impose comme une urgence sanitaire et environnementale.
« Le message qu’on veut faire passer, c’est que la moto électrique, c’est le moyen de déplacement de demain. Les motos thermiques, il faudrait que petit à petit on s’en éloigne car elles polluent l’atmosphère », a insisté Mme Nana Sunu Annie.
Pour concrétiser cette vision, la Communauté Urbaine de Douala étudie des mécanismes incitatifs, tels que des primes à la casse, afin de faciliter l’accès des citoyens à des véhicules propres à moindre coût. Une démarche ambitieuse qui prouve que, malgré les contraintes climatiques du jour, la capitale économique est résolument tournée vers un modèle de ville plus respirable et solidaire.










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