
Réuni le 22 juillet au Cercle municipal sous la présidence du Dr Jérémie Solle, le comité de pilotage a achevé la révision du Plan d’Occupation des Sols (POS). Résultat d’un long travail de terrain, ce nouveau document vise à harmoniser le développement urbain de la capitale économique.
Initiée en janvier dernier par la Communauté Urbaine de Douala (CUD), via la Direction de la Planification des aménagements et des mobilités (DPAM) conduite par M. Jean Daniel Ebongue Ngoh, la révision du POS touche à sa fin. Après une tournée approfondie des six arrondissements , dont des sessions spécifiques pour la zone insulaire de Douala 6e , les autorités municipales disposent désormais d’une cartographie précise fixant les normes d’occupation du sol.
Des zones à risques désormais constructibles sous conditions
L’une des majeures évolutions de ce POS réside dans l’assouplissement encadré de certaines règles d’urbanisme. De nombreux secteurs autrefois proscrits s’ouvrent désormais à la construction, mais à des conditions très strictes pour garantir la sécurité des populations.
« Les innovations, c’est qu’il y avait des zones qui étaient déclarées non constructibles pour un certain nombre de raisons. Ces zones sont maintenant déclarées constructibles mais sous conditions. Il y aura des exigences géotechniques, des exigences par rapport aux aménagements que la CUD va mener, et des exigences par rapport au type de bâtiments pour permettre aux gens de vivre dans ces zones en minimisant les risques », a souligné le Dr Jérémie Solle.
Le document intègre également la vision d’avenir de la métropole, en incluant les grands projets d’infrastructures comme le Bus Rapid Transit (BRT) ou les aménagements prévus dans le secteur Nord.
Rendre le POS opposable à tous les citoyens
Pour la CUD, l’objectif est de mettre fin au désordre urbain et aux dérogations abusives. Le futur plan imposera un cadre strict tant pour le permis de bâtir que pour l’implantation des activités économiques.
« Ce n’est pas parce que nous avons dit que certaines zones sont devenues constructibles sous conditions que nous encourageons les citoyens à aller les envahir. Nous voulons que ce POS soit très largement vulgarisé pour que chaque citoyen qui veut construire aille le consulter, qu’il prenne des risques en connaissance de cause », a rappelé le représentant du Maire.
Et d’ajouter pour conclure sur l’ambition de ce projet : « Nous voulons aboutir à une ville cohérente où vous ne pouvez pas venir mettre une scierie dans une zone d’habitation, ni un bar n’importe où. Une ville cohérente par les formes, mais aussi par des zones spécifiques où chacun peut exercer tranquillement son activité. »
Prochaine étape : la soumission du texte à l’organe délibérant de la CUD pour adoption, avant sa validation définitive par la tutelle.










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