ActualitéIci Les Cités

Vallée du NTEM : les promesses de la discorde

0

C’est une opération d’expropriation « sauvage » que les chefs traditionnels de ce département du Sud Cameroun dénoncent. Les mis en causes sont des entreprises agro-alimentaires dont les promesses de prospérité ne font pas l’unanimité.

Les décrets n°000258/MINCAF du 3 Juillet 2912 et le décret n°2016/3294/PM du 11 Aout 2016 mettaient 66 .430 hectares 10 ares, 20 centiares à la disposition des entreprises NEO INDUSTRY S.A, PAC (Plante et Aquaculture du Cameroun) S.A pour l’exploiter comme domaine d’utilité publique et construire des logements sociaux dans le département de la Mvila, de l’Océan, et de la vallée du NTEM ; et une réserve forestière pour l’agro-industrie.

C’est une opportunité de développement très controversée dans ce département où la population y vit essentiellement de l’agriculture. La raison principale est l’expropriation des minorités MVAE et NTOUMOU de leurs terres. Ces populations ont leur territoire en jeu dans cette procédure. Les chefs traditionnels face à cette situation ont saisi le Premier Ministre par un recours gracieux en annulation dudit décret pour fraude et violation de la loi. En effet les décrets remontants à 2012 ils sont au regard de certaines dispositions de la loi caduques. Un collectif de juristes dirigé par des natifs de la région suit l’affaire pour que les populations Mvae et Mvoutou obtiennent gain de cause.

A l’appréciation de Me Christian ENGO, il y’a derrière les promesses de développement faites un agenda caché qui aura des conséquences sur le plan politique, social et même sécuritaire. Il ajoute dans un entretien accordé à un journal en ligne que les mouvements migratoires risqueraient changer la configuration sociopolitique du département en cette période où le Cameroun se décentralise.

C’est une situation préoccupante qui prévaut dans la vallée du NTEM. Les chefs traditionnels attendent un avis favorable suite à leur demande d’audience introduite auprès du Ministre en Charge des Affaires Foncières, Henri EYEBE AYISSI. Une réunion prévue par le chef de terre BOUBA HAMAN se tiendra ce 8 Août pour progresser vers ce même effort.

Douala : la Communauté urbaine baisse son budget de 59 milliards à 46 milliards de FCFA

Previous article

COVID-19 : entre chômage technique, baisse de salaire et licenciements

Next article

You may also like

Comments

Leave a reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

More in Actualité