Dans le cadre de l’élaboration de l’avant-projet de loi de finances 2027, la Direction générale des impôts (DGI) a organisé, mardi 25 août 2026 à Douala, une série de concertations avec les acteurs du secteur privé. Conduite par son directeur général, Roger Athanase Meyong Abath, la délégation a échangé avec les autorités administratives, le Groupement des Entreprises du Cameroun (GECAM) et la Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat du Cameroun (CCIMA), afin de recueillir leurs préoccupations et propositions fiscales.
La première étape de cette tournée s’est déroulée dans les services du gouverneur de la région du Littoral. La délégation de la DGI y a échangé avec l’autorité administrative sur les enjeux liés à la préparation de la prochaine loi de finances. Cette démarche traduit la volonté de l’administration fiscale de renforcer le dialogue avec les différents acteurs économiques et de mieux prendre en compte leurs préoccupations dans l’élaboration des nouvelles mesures fiscales.
La deuxième étape a conduit la délégation au siège du Groupement des Entreprises du Cameroun (GECAM). Le directeur général des impôts y a eu une séance de travail et d’écoute avec le patronat camerounais, conduit par son président, Célestin Tawamba. Les échanges ont porté sur les principales difficultés rencontrées par les entreprises ainsi que sur plusieurs propositions visant à améliorer l’environnement fiscal et économique.
Pour Célestin Tawamba, le dialogue engagé avec le gouvernement et l’administration fiscale constitue une avancée importante. « L’essentiel est que nous pouvons retenir que nous avons un consensus avec le gouvernement et la Direction générale des impôts sur la situation des entreprises. C’est un pas important », a-t-il déclaré.
Le président du GECAM s’est également félicité de la prise en compte annoncée de plusieurs propositions du secteur privé dans la prochaine loi de finances. « Nous sommes satisfaits de constater qu’un certain nombre de propositions que nous avons formulées vont apparaître dans la prochaine loi de finances. C’est une avancée », a-t-il souligné. Il a souhaité que cette collaboration se poursuive dans un climat de sérénité et de compréhension mutuelle, afin que les difficultés des entreprises soient davantage prises en compte.
La délégation de la DGI a ensuite poursuivi sa tournée à la Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat du Cameroun (CCIMA), où elle a été accueillie par son président, Christophe Eken. Ce dernier a salué la démarche du directeur général des impôts, devenue, selon lui, un rendez-vous annuel. « Je voudrais d’abord remercier monsieur le directeur général des impôts qui est venu nous voir aujourd’hui. C’est devenu un rituel chaque année », a-t-il déclaré.
Christophe Eken a également indiqué que la majorité des suggestions formulées par la Chambre avaient été retenues. Il a surtout insisté sur la nécessité d’accélérer la digitalisation des procédures fiscales et administratives. « Notre souhait est que notre pays entre dans la phase de digitalisation », a-t-il affirmé.
À travers ces différentes rencontres, la DGI entend renforcer la concertation avec le secteur privé en vue d’une loi de finances 2027 prenant davantage en compte les réalités des entreprises. Pour les organisations patronales, la prise en compte de leurs propositions constitue un signal encourageant et ouvre la voie à la poursuite du dialogue avec l’administration fiscale.
Georges potain










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