
La 11e édition des caravanes de sensibilisation à l’adhésion des PME aux Centres de gestion agréés (CGA) s’est ouverte le 1er septembre 2026 à Douala. Présidée par le ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie sociale et de l’Artisanat, Achille Bassilekin III, en présence du gouverneur du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, cette rencontre de deux jours met l’accent sur les incitations fiscales, l’accès à la commande publique et l’accompagnement des entrepreneurs
La salle des fêtes d’Akwa a accueilli, mardi 1er septembre, le lancement de la 11e édition des caravanes de sensibilisation pour l’adhésion des PME aux Centres de gestion agréés. Organisée du 1er au 2 septembre 2026, cette initiative est placée sous le thème : « Optimisation du dispositif d’accompagnement des entrepreneurs dans les CGA : défis, stratégies et perspectives ».
Pour le ministère des Petites et Moyennes Entreprises, le choix de Douala s’explique par le poids économique de la région du Littoral, qui compte un nombre important de très petites, petites et moyennes entreprises. L’enjeu est de rapprocher davantage les entrepreneurs des dispositifs publics d’accompagnement, mais surtout de les encourager à sortir progressivement de l’informel afin de bénéficier pleinement des opportunités offertes par l’État.
Des avantages fiscaux pour séduire les PME
À l’ouverture des travaux, Achille Bassilekin III a présenté plusieurs mesures contenues dans la loi de finances 2026 et annoncées comme devant être reconduites en 2027. Parmi celles-ci figure notamment le congé fiscal de trois ans, destiné à faciliter le démarrage et la consolidation des activités des entreprises. Le ministre a également cité l’abattement supplémentaire de 20 % d’impôt accordé aux PME qui recrutent et forment des jeunes et des femmes.
À ces mesures s’ajoutent les facilités destinées à améliorer l’accès des PME à la commande publique, ainsi que les différents mécanismes d’accompagnement mis en place pour favoriser l’autonomisation économique des jeunes et des femmes. « Nous avons jugé utile de réunir les Centres de gestion agréés avec l’ensemble de ces acteurs pour faire le point sur la mise en œuvre de ces facilités, mais également sur les adhésions », a déclaré le ministre.
Faire reculer l’informel
Pour Achille Bassilekin III, la formalisation de l’économie camerounaise ne peut être portée par la seule administration. Elle nécessite une mobilisation collective des entrepreneurs et de l’ensemble des acteurs concernés.
L’objectif est double : élargir l’assiette fiscale et permettre aux entreprises d’évoluer dans un environnement plus structuré, avec un meilleur accès aux dispositifs publics et aux opportunités économiques. « La question de la formalisation de notre économie est une question collective, une question qui doit nous mobiliser tous », a insisté le ministre.
Cette formalisation doit également contribuer à améliorer le climat des affaires, en permettant à davantage d’entreprises de profiter des incitations fiscales, des mesures administratives et des mécanismes d’accompagnement mis en place par l’État.
La loi de finances 2027 en ligne de mire
Cette caravane ne se limite toutefois pas à la sensibilisation des entrepreneurs. Les deux jours de travaux doivent également servir de cadre de collecte d’informations et de remontée des préoccupations du secteur privé. Ces données pourraient être exploitées dans le cadre de la préparation de la loi de finances 2027, notamment pour identifier les mesures spécifiques susceptibles de mieux répondre aux besoins des très petites, petites et moyennes entreprises.
Le ministre s’est d’ailleurs félicité de la mobilisation enregistrée à Douala. Il estime que les échanges permettront d’affiner les dispositifs d’accompagnement et de renforcer les mesures en faveur de l’entrepreneuriat.
À travers cette 11e édition, le gouvernement entend donc poursuivre sa politique de formalisation du tissu économique national, tout en renforçant l’autonomisation des jeunes et des femmes. Une dynamique qui s’inscrit dans la vision du chef de l’État, Paul Biya, pour une participation accrue du secteur privé à la croissance et au développement de l’économie camerounaise.
Georges Potain Likeng










Comments