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DOUALA : LA CUD PART EN GUERRE CONTRE L’OCCUPATION ILLÉGALE DU DOMAINE PUBLIC

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Sous l’impulsion du Dr Roger Mbassa Ndinè, Maire de la Ville, les acteurs de la chaîne foncière se sont réunis ce 05 mai au Palais de la Culture Sawa. Dans une salle comble, cet atelier stratégique a visé un objectif clair : libérer les espaces réservés aux équipements publics et adresser un avertissement solennel aux occupants illégaux qui s’exposent désormais à de lourdes sanctions.

L’urbanisation rapide de Douala impose aujourd’hui une rigueur accrue dans la gestion de l’espace. Face à l’épuisement des réserves foncières nécessaires aux écoles, hôpitaux et marchés, le Maire de la Ville a mobilisé chefs traditionnels, notaires et élus locaux. L’enjeu est de taille : mettre fin à l’anarchie qui compromet les projets d’infrastructures vitaux pour la capitale économique.
Pour le Dr Roger Mbassa Ndinè, la situation est devenue une « préoccupation d’une importance critique ». La ville, moteur de la croissance nationale, ne peut plus se permettre de voir son plan d’aménagement urbain bafoué par des intérêts particuliers alors que les besoins en services sociaux de base augmentent de manière exponentielle.

Le foncier public, un patrimoine collectif non négociable
Le cœur des échanges a rappelé une règle fondamentale : tout lotissement régulièrement approuvé doit dévoluer une partie de sa superficie à la Communauté Urbaine de Douala (CUD). Or, le constat est alarmant : ces espaces sont massivement occupés par des citadins au mépris de la loi. Le Dr Roger Mbassa Ndinè a souligné que cette indisponibilité foncière bloque des projets majeurs, comme les bases logistiques du futur système de transport de masse par autobus.
La création d’une régie foncière et domaniale marque la volonté de la CUD de sécuriser ces zones. Pour l’exécutif communautaire, ces réserves ne sont pas de simples lignes théoriques sur un plan, mais des garanties pour l’avenir des enfants de Douala. Sans ces terrains, il devient impossible d’ériger des centres de santé, des aires de jeux ou des espaces verts indispensables à l’équilibre de la cité. Les experts présents ont d’ailleurs insisté sur le cadre réglementaire du MINDCAF, rappelant que la protection de ces zones est une responsabilité partagée par tous les maillons de la chaîne immobilière.

Sanctions et poursuites : un double traitement pour les réfractaires
L’atelier a permis de clarifier la chaîne de responsabilités, interrogeant notamment la délivrance de titres fonciers sur des domaines d’utilité publique. Pour le Dr Gérémie Sollé, Deuxième Adjoint au Maire, l’urgence est d’agir : « Pour le développement de la ville et pour le bien être des populations… nous avons besoin dans ce cadre là d’une réserve foncière. […] Force est de constater que ces espaces qui sont dévolus à la communauté urbaine, sont occupés par des citadins ».Il a précisé que ce séminaire visait à « attirer l’attention des velléitaires que l’occupation d’un terrain dans la ville est régie et la CUD entend faire respecter la loi ».
La CUD appelle donc à une prise de conscience collective. Chefs de cantons, agents immobiliers et propriétaires terriens doivent comprendre que la protection des réserves foncières n’est plus une option, mais une obligation légale et morale. C’est à ce prix que Douala pourra garantir à ses concitoyens un cadre de vie digne, structuré et résolument tourné vers l’avenir.

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