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GOUVERNANCE FONCIÈRE À DOUALA

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 Le Ngondo saisit le Ministre de l’Administration Territoriale.

L’Assemblée traditionnelle du peuple Sawa (Ngondo) a adressé une correspondance officielle au Ministre de l’Administration Territoriale pour dénoncer des « contre-vérités » administratives. Au cœur du litige : la gestion du domaine public à Bwang-Bakoko et des accusations de déstabilisation que l’organisation juge outrageantes.

Le climat social s’alourdit dans le Wouri. Dans une lettre datée du 20 avril 2026, les dignitaires du Ngondo expriment leur « stupéfaction » face à un rapport préfectoral évoquant une prétendue « cabale » contre l’autorité administrative. Le Ngondo rejette catégoriquement ces accusations, précisant n’avoir jamais participé à une quelconque machination ni avoir été sollicité par le Gouverneur du Littoral pour rédiger des pamphlets.

Des griefs sur la gestion foncière

Le différend porte principalement sur l’occupation du domaine public routier au lieu-dit Japoma Bakoko. Le Ngondo souligne une recrudescence des litiges liés à l’appropriation privée des emprises routières, rappelant que ces espaces sont, par nature, inaliénables et imprescriptibles. L’organisation dénonce une politique de « deux poids, deux mesures » : alors que certaines actions sur le terrain sembleraient bénéficier d’une bienveillance administrative, les plaintes des populations dans des quartiers comme Bonamoussadi ou Bonabéri resteraient sans suite.
À l’inverse, le Ngondo qualifie de « salutaire » l’intervention du Gouverneur de la Région du Littoral. En ordonnant l’arrêt des travaux sur les sites querellés, ce dernier aurait permis de préserver la paix sociale face à l’exaspération des populations locales.

Exigence de transparence et d’enquête 

L’Assemblée traditionnelle récuse formellement les conclusions d’une commission AD HOC locale, dont elle juge les travaux opaques et non inclusifs. Elle affirme n’avoir été associée ni au calendrier, ni aux auditions de cette instance. En conséquence, les chefs Sawa appellent le Ministre à diligenter une enquête officielle indépendante pour faire toute la lumière sur ces attributions de terres.
Ce différend, qui franchit désormais les portes du ministère à Yaoundé, met en lumière la fragilité de la cohésion entre les représentants de l’Etat et les gardiens de la tradition. Au-delà d’une simple querelle administrative, l’issue de cet arbitrage ministériel sera déterminante pour restaurer un climat de confiance dans le Wouri. Elle devra surtout apporter une réponse durable aux enjeux de protection des emprises publiques, dont la gestion reste un levier crucial pour la stabilité sociale et le développement ordonné de la capitale économique.

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