
Par un communiqué officiel daté du 25 mai 2026, le Gouverneur de la Région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, a formellement proscrit l’usage récréatif du protoxyde d’azote . Cette décision marque un tournant dans la lutte contre les nouvelles addictions urbaines qui menacent la jeunesse camerounaise.
La mesure, d’application immédiate, vise à stopper la consommation de ce gaz détourné de ses fonctions médicales pour devenir un produit de défonce prisé dans les zones de loisirs. Le Gouverneur souligne la dangerosité de cette substance, qu’il définit comme un agent « hautement psychotrope et hallucinogène ».
Une tolérance zéro pour tous les acteurs
Le communiqué se veut sans équivoque : la protection de la santé publique est une priorité « non négociable ».Pour garantir l’efficacité de cette mesure, l’autorité administrative a clairement défini le niveau des responsabilités engagées. Ainsi, le respect de cette interdiction concerne directement les particuliers qui, en cas de consommation ou de détention pour divertissement, s’exposent sans délai à toute la rigueur de la loi. Parallèlement, cette responsabilité pèse lourdement sur les promoteurs d’établissements tels que les boîtes de nuit ou les snack-bars ; ces derniers sont désormais tenus d’interdire la pratique dans leurs enceintes, sous peine de se voir infliger une fermeture pure et simple en cas d’attitude réfractaire.
Un enjeu de santé publique majeur
L’inhalation de ce gaz n’est pas un acte anodin. En agissant sur le système nerveux central, le N_2O peut provoquer des pertes de connaissance, des troubles de la coordination et, à long terme, des atteintes neurologiques irréversibles.
En appelant au « bon sens et au civisme de tous »,le Gouverneur du Littoral engage non seulement les forces de l’ordre, mais aussi les parents et les leaders d’opinion à sensibiliser la jeunesse sur les dangers réels de ce « gaz hilarant » qui, en réalité, fragilise l’avenir de toute une génération.
Le respect de cette orientation administrative fera l’objet d’un suivi strict par les services du Commandement territorial et les forces de maintien de l’ordre sur toute l’étendue de la région.










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