
Dans un communiqué officiel publié le 27 avril 2026, le Ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a fait le point sur la mise en œuvre du nouveau mécanisme électronique de collecte des droits de douane. Si une phase de sensibilisation a été observée durant le mois d’avril, la rigueur sera désormais de mise dès le 1er mai.
C’est un rappel à l’ordre qui sonne comme un ultime avertissement pour les importateurs et les utilisateurs de terminaux numériques au Cameroun. Entré en vigueur le 1er avril 2026, conformément à la loi de finances 2023, le nouveau système de collecte électronique des droits et taxes de douane sur les téléphones portables et tablettes entre dans sa phase répressive.
700 000 téléphones dans le viseur
Les chiffres révélés par le Ministre des Finances sont éloquents : entre le 1er et le 25 avril 2026, le nouveau système a détecté que 700 000 nouveaux téléphones se sont connectés pour la première fois aux réseaux locaux sans avoir acquitté les droits de douane requis.
Il est important de préciser que cette mesure ne concerne que les appareils activés pour la première fois sur le territoire national après le 1er avril 2026. Les téléphones déjà en service avant cette date ne sont pas visés par cette réforme.
Une période de grâce qui touche à sa fin
Jusqu’à présent, le gouvernement avait opté pour la souplesse. Durant cette phase de transition, aucun blocage systématique n’a été opéré, le ministère privilégiant la sensibilisation du public. Cependant, cette tolérance arrive à son terme.
Le Ministre invite instamment les détenteurs de ces terminaux à régulariser leur situation douanière avant le 30 avril 2026 .Pour encourager cette démarche, le communiqué précise que la régularisation se fera « sans amende » jusqu’à cette date butoir.
Blocage sans préavis dès le mois de mai
L’avertissement est clair : passé le délai du 30 avril, tous les appareils importés en contrebande et non régularisés seront bloqués sans autre préavis .Cette mesure vise à sécuriser les recettes de l’État et à assainir le marché des terminaux numériques, souvent saturé par des circuits d’importation informels.
Louis Paul Motaze a conclu son message en saluant ceux qui se sont déjà conformés spontanément à la réforme, tout en appelant la communauté nationale au « civisme fiscal ». Au-delà de l’aspect financier, le ministre souligne que cette réforme participe également à la « sécurité nationale ».
Les jours sont donc comptés pour les retardataires, qui n’ont plus que quelques heures pour mettre leurs appareils en règle avant le grand « black-out » numérique promis par les autorités.










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