Des femmes leaders, des responsables politiques et des acteurs de la société civile ont pris part, ce vendredi 12 juin 2026 à Douala, à une rencontre d’échanges dénommée « Café Politique », consacrée au renforcement de l’engagement politique des femmes. L’initiative visait à identifier les stratégies susceptibles d’accroître leur participation à la vie politique et de favoriser leur présence sur les listes électorales et dans les instances de décision.
La salle des fêtes d’Akwa, dans l’arrondissement de Douala 1er, a servi de cadre à cette rencontre qui a réuni des femmes venues de divers horizons politiques autour de la problématique de la représentation féminine dans la sphère politique. Présidée par le Dr Jérémie Sollè, premier adjoint au maire de la ville de Douala, représentant du maire, cette rencontre a permis aux participants de réfléchir aux mécanismes susceptibles de renforcer l’implication des femmes dans la gestion des affaires publiques.
Dans son allocution, le Dr Jérémie Sollè a rappelé la nécessité de promouvoir davantage le leadership féminin au sein de la société. « Nous sommes dans un monde encore marqué par le patriarcat, où le genre masculin tend à primer sur le genre féminin. Pourtant, près de 90 % des villages de Douala portent des noms de femmes. Je suis très heureux d’avoir participé à ce Café Politique qui réunit des femmes leaders venues de tous les horizons politiques afin de partager et de trouver les voies et moyens permettant d’accroître la participation des femmes à l’action politique », a-t-il déclaré.
Au cours des échanges, les participantes ont relevé que les femmes demeurent sous-représentées dans les instances décisionnelles malgré leur poids démographique et leur contribution au développement de la société.
Pour Danielle Nelly Angouand, présidente de l’Association des Clubs des Élues et des Aspirantes du 237, plusieurs obstacles continuent de freiner l’engagement politique des femmes. « Nous constatons que les femmes sont généralement laissées à la traîne en termes de statistiques et de représentativité. Pourtant, nous avons déjà élaboré des plaidoyers et menons des actions de terrain capables d’inverser cette tendance. Les femmes ont souvent peur, elles sont stigmatisées et parfois même menacées. Lorsqu’elles ne sont pas financièrement autonomes, il leur est difficile de s’engager pleinement en politique », a-t-elle expliqué.
La responsable associative a insisté sur l’importance de la formation et de l’autonomisation économique des femmes afin de leur permettre de briguer sereinement des fonctions électives. « Il faut former les femmes et les accompagner. C’est pourquoi nous lançons un vibrant appel aux femmes qui siègent au Parlement afin qu’elles plaident davantage en faveur de celles qui aspirent à suivre leurs pas », a-t-elle ajouté.
Placés sous le thème « Plus de femmes sur les listes électorales », les différents panels ont permis d’aborder les défis liés à la participation politique féminine ainsi que les solutions à mettre en œuvre pour accroître leur présence dans les institutions publiques et les partis politiques.
La rencontre a également enregistré la présence de plusieurs responsables politiques, parmi lesquels Serge Espoir Matomba, premier secrétaire du Peuple Uni pour la Rénovation Sociale (PURS), et Hiram Samuel Iyodi, président national du Mouvement Patriotique pour la Prospérité du Peuple (MP3).
À travers cette initiative, les organisateurs entendent contribuer à la construction d’un environnement politique plus inclusif, où les femmes pourront pleinement exercer leurs droits civiques et accéder à des postes de responsabilité, participant ainsi davantage au développement du Cameroun.
Georges Potain Likeng










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