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DOUALA : FACE AUX GRANDES PLUIES : LA COMMUNAUTÉ URBAINE PASSE À L’OFFENSIVE CONTRE LES INNONDATIONS

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À l’approche de la grande saison des pluies, la capitale économique du Cameroun retient son souffle. Si les premières précipitations se font encore timides, la menace des inondations, elle, reste bien réelle pour les Doualais. Face à ce défi annuel, la Communauté Urbaine de Douala (CUD), sous l’impulsion de son maire, le Dr Roger Mbassa Ndinè, a décidé d’anticiper. Les services techniques et les entreprises partenaires sont sur le terrain pour un nettoyage de fond en comble, un curage et un recalibrage des principaux drains de la ville.
L’enjeu est de taille : transformer ces voies d’eau, trop souvent obstruées par des tonnes de déchets ménagers, en canaux d’évacuation fluides pour protéger les vies et les biens. Du drain Ngoua à Brazzaville, au drain Kondi à la Cité des Palmiers, en passant par le drain Mboppi-Bessengue, le ballet des engins de chantier redonne espoir aux quartiers autrefois sinistrés.

Un déploiement technique d’envergure sur le terrain
Sur le site de Bessengue, les équipes s’activent sans relâche pour redonner aux infrastructures leur capacité d’évacuation initiale. Le travail est titanesque, consistant à extraire la boue, le plastique et les sédiments accumulés au fil des mois.
Monsieur Mama Manga Martien, responsable de l’entreprise en charge des travaux sur ce site, détaille la rigueur de l’intervention :
« Nous sommes ici dans le cadre du travail d’assainissement, du curage et du recalibrage des drains dans la ville de Douala. Les travaux consistent à retirer les sédiments accumulés au niveau du drain pour épargner les populations des inondations en ces temps de grandes pluies. Les travaux se passent bien, nous avons fini un premier tronçon d’environ 700 mètres linéaires, nous effectuons le travail sur le deuxième tronçon qui va de la clinique Poitier jusqu’à la barrière de Camrail à Bessengue. »

Le soulagement et la joie des populations riveraines
Dans les quartiers cibles, l’arrivée des excavatrices a été accueillie comme une véritable délivrance. Pour les habitants de ces zones basses, chaque nuage noir dans le ciel était jusqu’ici un facteur de stress intense.
Mme Fatima, habitante de Bessengue, exprime avec emotion ce changement de quotidien :
« Je suis très ravie pour ce travail de monsieur le maire, le travail se passe bien. Cela permettra aux populations de dormir tranquillement, parce que chaque nuit, une fois que la pluie commence, nous sommes anxieux, nous ne dormons qu’après la pluie. Quand on sait qu’il va pleuvoir, ça fait bousculer la tête. La population est contente et on voit que le travail est fait par des professionnels. »

Même satisfaction du côté des autorités traditionnelles et locales, qui saluent une écoute réelle des besoins de la base. Fifen Alassa, chef de quartier Vallée Bonantone 1, témoigne de cet impact :
« Le travail que le maire a engagé vraiment il va nous épargner des inondations qui arrivent avec les grandes pluies qui sont annoncées. Les travaux se font en profondeur et c’est ce que nous voulions ici et c’est ce que nous avons toujours souhaité. Oui, les populations sont en joie ! »

L’appel au civisme et le défi de la durabilité
Cependant, le curage des drains ne restera qu’un pansement temporaire si les mentalités n’évoluent pas. La mairie de Douala multiplie les campagnes de sensibilisation pour rappeler que les drains ne sont pas des dépotoirs. Pour pérenniser ces investissements lourds, la collaboration entre la municipalité et les citoyens est indispensable.
Moluh Idrissou, chef de bloc Bessengue Vallée 2, salue la vision du magistrat municipal tout en pointant du doigt les solutions pour l’avenir :
« L’initiative du maire est à saluer parce que les fortes pluies risquent de ne pas nous épargner, vous-mêmes vous voyez que le drain est déjà plein. Oui, c’est un ouf de soulagement ! Nous souhaitons dans le bloc qu’il aille plus loin en installant les bacs dans le quartier, le reste nous allons le faire avec les populations à savoir ne plus déposer les ordures dans le drain. »

Cette demande d’infrastructures de collecte de proximité est partagée par le chef Fifen Alassa, qui formule le même vœu :
« Ce que nous demandons au maire, c’est l’installation des bacs à ordures dans le quartier pour sauvegarder ce beau travail qui est en train d’être fait. »

La salubrité urbaine reste l’affaire de tous, et les techniciens de terrain insistent sur le fait que la durabilité de cet assainissement dépend avant tout d’un sursaut civique des riverains. C’est le sens du message d’exhortation lancé par Monsieur Mama Manga Martien :
« Nous invitons les populations à ne plus jeter les ordures dans le drain, chacun doit faire des efforts pour maintenir notre environnement sain. »

Grâce à cette offensive planifiée par le Dr Roger Mbassa Ndinè, Douala aborde la saison des pluies avec de meilleurs boucliers. La balle est désormais dans le camp des populations pour que ces efforts ne soient pas noyés sous de nouvelles vagues de déchets.

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